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Les années passent et, tandis que Montréal se transforme sans cesse, certains lieux traversent le temps. L’Olympia de Montréal, qui célèbre cette année son centenaire, en fait partie. Depuis son ouverture en 1926 au 1004, rue Sainte-Catherine Est, alors sous le nom de Théâtre Amherst, la salle occupe une place incontournable dans la scène culturelle montréalaise.
L’histoire de cette salle de spectacle débute avec la construction de l’édifice Amherst par la firme Ross & Macdonald, amorcée en 1925. L’année suivante, le Théâtre Amherst, avec sa configuration à l’italienne, ouvre ses portes.

Si aujourd’hui L’Olympia telle qu’on la connaît s’est transformée en salle multidisciplinaire, elle a d’abord accueilli, au fil de sa vaste histoire, des pièces de vaudeville ainsi que des projections de films. Rebaptisée Théâtre Arlequin en 1969, elle change finalement de nom pour L’Olympia en 1989, en raison de droits liés à l’appellation « Arlequin ».
« C’est le directeur de l'Olympia de Paris, Bruno Coquatrix, qui est venu donner ce nom au mur du théâtre et donc le changer pour Olympia », précise en entrevue Patrick Levy, propriétaire de la salle ainsi que fondateur et producteur des Productions REVEL.
Après que le Groupe Spectra ait repris les opérations de la salle en tant que locataire en 1990, L’Olympia est finalement rachetée en 2005 avec derrière elle une nouvelle administration, incluant Daniel Revah, Gérard Pullicino et Patrick Levy. Par la force des choses, ce dernier est amené à reprendre le flambeau de cette salle alors presque octogénaire, dont le but initial était de faire des appartements. « J'ai fait venir quelques artistes que je connaissais, qui sont montés sur la scène et ils ont dit, "ne détruis pas ça, garde-le, il y a une âme". Ça a démarré de ça. Et de là, j'ai fait rentrer un de mes amis de France qui s'appelle Gérard Pullicino, qui est un très célèbre réalisateur, il est venu visiter il m'a dit que ça l'intéressait de garder ce théâtre et qu'il serait même intéressé à investir. »

La nouvelle équipe s'est attelée à transformer L'Olympia en une salle multifonctionnelle afin d'accueillir un plus large éventail de spectacles. « C'était la seule et unique façon de la rendre rentable. [...] On a pu faire beaucoup de choses que l'ancienne administration, qui était locataire, ne pouvait pas faire, on s'est retrouvé à agrandir les espaces pour la transformer », poursuit-il.
« Ça devenait tellement important pour moi d'être capable de faire fonctionner cette salle et je sentais qu'il y avait une âme dedans, que je me suis retrouvé à m'y mettre à fond. »
La nouvelle administration a débuté un travail de longue haleine qui finit par porter ses fruits, faisant de L’Olympia un passage incontournable pour les artistes. En 2025, la salle s’est d’ailleurs classée en deuxième position au Canada et en huitième au monde dans le Top des salles de concert Pollstar en terme de ventes de billets.
Pour le propriétaire, il y a toutefois toujours place à l’amélioration, notamment sur le plan technologique, qui évolue rapidement. « On vient d'acheter un mur LED qui [longe] d'un bout à l'autre de la scène », explique Patrick Levy, qui ajoute que la salle a entrepris des travaux pour rénover son hall.
« En fait, on est sur un projet d'insonorisation de la ville de Montréal [...] pour insonoriser les emplacements de salles de spectacles où il y a une possibilité de son qui se diffuse à l'extérieur, que ce soit dans les condos, que ce soit à l'extérieur de la salle. On a été approuvé sur ce projet, là on est en train de l'appliquer, ça fait six mois qu'on travaille. »

Selon lui, plus une salle reçoit d’attention et d’amour, plus les artistes le ressentent et souhaitent y revenir. « J'ai une équipe technique exceptionnelle, une équipe de sécurité exceptionnelle, une équipe en marketing exceptionnelle. Vraiment, tout est à la fine pointe. Pourquoi ? Parce qu'on est là pour servir le public et notre client important qui est l'artiste qui fait venir le public. Donc, il faut qu'il y ait une évolution constante. »
Au fil des ans, la salle a accueilli de nombreux artistes locaux, dont Claude Léveillée, Gilles Vigneault, Michel Rivard, Loreena McKennitt, Rufus Wainwright et Martha Wainwright, sans oublier Lara Fabian, qui a inauguré L’Olympia en 2007 lors de la soirée d’ouverture officielle de la salle sous la nouvelle administration. Des artistes internationaux tels que Nick Cave and the Bad Seeds, Ed Sheeran, Kali Uchis, Bad Bunny, Demi Lovato, Sheryl Crow ou encore Goo Goo Dolls ont également foulé ses planches.

De son côté, Patrick Lévy se remémore le passage d’Adele : « c'était un moment marquant, au début de son gros succès, juste avant son explosion », celui de Slash, mais aussi, plus tristement, celui de Motörhead, qui s’est produit à L’Olympia en septembre 2018, soit quelques mois avant le décès de son chanteur et bassiste Lemmy Kilmister et la fin du groupe. « Lauryn Hill, avec qui j'ai eu toute une confrontation pour qu'elle monte sur scène [...] elle était à l'hôtel, elle ne voulait pas venir. Ça, c'est des moments marquants ! »

Plus personnellement, il repense à son implication dans la comédie musicale Sherazade Les Mille et Une Nuits, écrite par Félix Gray.
« J'avais pas d'expérience et j'ai appris le métier à travers cette comédie musicale qui a été une formation exceptionnelle pour moi dans la production et c'est de là que j'ai commencé à comprendre comment travailler dans le spectacle », développe-t-il.
Parallèlement, l’humour s’est taillé une place importante dans la programmation annuelle de L’Olympia. La salle a notamment accueilli Sugar Sammy, Louis-José Houde, Lise Dion, Mona de Grenoble, Mike Ward, ainsi que Gad Elmaleh, Florence Foresti, Paul Mirabel, Bill Burr et la troupe du Jamel Comedy Club, parmi bien d’autres.
L’Olympia présentera d’ailleurs, le 19 avril 2026 à 20 h, un gala d’humour animé par Anas Hassouna pour célébrer son centenaire. Ce spectacle d’une durée de deux heures, avec entracte, réunira sur scène Laurent Paquin, Christine Morency, Neev, Charles Brunet, Alexandre Forest, Mibenson Sylvain, Erickson Alisme, Jessica Chartrand, Rachelle Élie, Sinem Kara, Dave Morgan et Will Murphy, avec plusieurs surprises.

« On l'a construit [avec des] artistes qui ont rempli L'Olympia, des artistes qui vont bientôt la remplir et ceux qui sont en train de démarrer [...] qui sont de la relève. »
Plus d'informations sur le spectacle en consultant ce lien.
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