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Les blues du bleuet, un documentaire d’auteur d’Andrés Livov qui a clôturé le 29 novembre dernier les Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM), a présenté tout en poésie le quotidien des cultivateurs de cette perle bleutée du Saguenay–Lac-Saint-Jean.
Un conteur hispanophone nous raconte l’histoire d’un feu de forêt qui, en 1870, s’est abattu sur la région et a tout détruit sur son passage. Prise au piège par les flammes, une femme enceinte est morte calcinée, mais son bébé aurait survécu au drame et serait né ce jour-là.
Ce récit donne le ton pour le reste de ce qui s’ensuit. Les terres, bien que ravagées, se sont avérées fertiles pour la culture du bleuet. Tout au long du film, Andrés Livov se sert de ce fruit à première vue insignifiant comme métaphore de la résilience humaine. Une résilience qu’on ne retrouve pas dans les héros glorieux de certains films de fiction, mais plutôt dans la vie de tous les jours du commun des mortels.
Les personnages et les scènes de ce film frappent en effet par leur côté ordinaire : un homme qui récolte les bleuets à l’aide de sa brouette, un garçon qui joue de la guitare pour ses compagnons autour d’un feu, une femme qui siffle une mélodie pendant sa cueillette, une commerçante qui distribue des patates frites aux enfants à l’occasion d’une parade.
Une banalité qui est renforcée par les changements de plan peu fréquents, ainsi que par l’utilisation parcimonieuse de la musique. D’ailleurs, à certains moments, on n’entend rien d’autre que la respiration des personnages et les bruits de leurs instruments dans les champs.
Par ce quotidien sublimé, le réalisateur nous invite à trouver le bonheur dans les instants les plus simples. Mais qu’est-ce que le bonheur, au fond ? Un vieux cueilleur nous donne une piste de réponse à cette question intemporelle : « Le bonheur, c’est faire ce qu’on aime, être bien accompagné par une personne qu’on aime, puis faut le voir partout. »
Peu après, on apprend que cet homme a vécu un accident vasculaire cérébral (AVC) à la suite duquel il a dû rester à l’hôpital pendant deux mois et demi. Bien qu’il pouvait à peine se lever, parler ou bouger ses doigts, il s’est mis au bout d’un mois à jouer de l’accordéon. Tout comme ces bleuets qui naissent des cendres d'un feu dévastateur, ou comme ce bébé qui sort du ventre de sa mère décédée, le potentiel de l’être humain se révèle dans les circonstances les plus difficiles.
Ce sont les moments de silence qui font que l’on apprécie d’autant plus la musique lorsqu’elle vient les combler. De la même manière, on ne peut ressentir le bonheur s’il ne coexiste pas avec les coups de blues.
Le bleuet est une excellente image pour illustrer ce fait, car il nécessite du temps, du feu, du soleil, de la pluie, et le dur labeur de l’être humain pour être dégusté. J’apprécie d’ailleurs le soin qu’a pris le réalisateur d’inclure quelques plans où les bleuets sont transformés dans une usine. Cette expérience un peu brutale, quasi alchimique qu’ils traversent n’est pas sans nous rappeler les périodes de douleur que nous aussi traversons, mais desquelles nous tirons toujours quelque chose de positif pour en sortir plus forts, plus sûrs.
Plus qu’un simple film documentaire, Les blues du bleuet aborde avec sagesse, poésie et symbolisme la question du sens de l’existence. Qui aurait cru que ces petites baies acidulées puissent susciter chez nous tant de réflexions philosophiques .
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