Inscrivez-vous
Des offres exclusives et événements gratuits
Les publicités soutiennent notre média culturel indépendant. Elles nous aident à :
En désactivant votre bloqueur pour atuvu.ca, vous contribuez à la vitalité de notre média et de notre communauté.
Merci pour votre soutien !
1. Repérez l'icône de votre bloqueur de publicité en haut à droite de votre navigateur.





2. Cliquez sur l'icône, puis désactivez le blocage pour le site atuvu.ca.
3. Actualisez la page.
Ouvrez le menu de votre navigateur (souvent trois points, en haut à droite), puis allez dans Extensions ou Modules complémentaires pour gérer vos bloqueurs de publicité.
Merci de contribuer à faire rayonner la culture d’ici.
Un spectacle entre François Pérusse et l’Orchestre Symphonique de Montréal ? C’est une idée qui paraît d'abord pour le moins insolite, voire saugrenue. Après le premier concert de Pérusse symphonique : du Snack bar à l’OSM présenté à la Maison symphonique mardi soir, force est de constater ô combien elle a été exécutée avec brio, en restant drôle et fidèle à l’œuvre de l’artiste.
« Quoi que vous fassiez, un orchestre va toujours enjoliver ce que vous faites », a lancé Pérusse pendant une de ses tirades humoristiques du concert. Et c’est en partie vrai. Mais de l’autre côté, un tel spectacle comme celui que nous avons vu n’aurait jamais été possible sans l’ingéniosité et la créativité de Pérusse lui-même.
Pour transporter sur scène les chansons enregistrées dans son studio « en jogging », l’humoriste et musicien, vêtu d’un complet pour l’occasion, était accompagné de l’OSM sous la direction du chef Simon Rivard. À ce mélange aussi curieux qu’harmonieux s’ajoutait un pot-pourri de cinq artistes invités : Marie-Pierre Arthur et Mara Tremblay, à titre de choristes et chanteuses, le chanteur et bassiste Breen LeBoeuf pour quelques pièces, sans oublier les deux fils de Pérusse, Frédéric et Jaco Yale-Pérusse, respectivement à la basse et à la batterie.

Pendant près de 1 h 30, ces derniers ont transformé le répertoire de l’artiste en véritable concert ambivalent. La force de Pérusse symphonique réside dans l’équilibre entre les passages musicaux sérieux, les paroles humoristiques et les petites blagues, anecdotes et sketches qui ont dans leur ensemble tiré bien des rires chez le public.
Quelques interactions comiques entre François Pérusse et les musiciens se sont greffées au fil de la soirée, nous permettant de découvrir, pendant un bref moment, l’une des têtes derrière les instruments de l'orchestre. Scott Feltham, contrebassiste et octobassiste, a par exemple eu l’occasion de venir chanter sur scène aux côtés de l’humoriste et de ses fils. Voir l’OSM sortir du cadre musical pour se prêter au jeu était aussi surprenant que réjouissant.
Ce concert dynamique et hors du commun marquait également une première pour François Pérusse. À l’exception d’une brève apparition avec l’OSM lors du Festival Juste pour rire en 2017, ses chansons étaient toujours restées confinées à son studio, amenant l’artiste à réapprendre ses propres textes. Le stress était certes palpable à certains moments, mais l’auteur-compositeur a su tirer parti de l’expérience en chantant (et turlutant) une bonne partie du spectacle.
Après un medley d'ouverture comprenant notamment Brouillard sur le cimetière, Mon p'tit chien a déclenché exclamations et sourires chez un public impliqué durant la représentation, réagissant aux chansons et en chantant les paroles à tue-tête. Petit clin d'oeil au groupe de spectateurs et spectactrices qui sont venus avec des pulls personnalisés afin de former le mot « galipeur », en l'honneur du Tome 2 de l'Album du Peuple.

L’un des moments les plus marquants de Pérusse symphonique : du Snack bar à l’OSM restera assurément le medley comprenant Caroline et Ton ancien chum. Lors de la première pièce, un musicien a bondi de sa chaise en s’époumonant « ta yeule », comme dans le clip : surprise immédiate et fou rire garanti.
C’est d’ailleurs à Julien Corriveau, comédien et fondateur du groupe Les Appendices et Marie-Pier Girad, que l’on doit la mise en scène du spectacle. Si l’on percevait parfois un peu trop le caractère écrit des interventions, les rires qu’elles ont suscitées faisaient rapidement oublier ce bémol.
L’arrivée de Breen LeBoeuf sur scène a permis de voir un autre des moments forts de la soirée, avec une interprétation à couper le souffle de Mes blues passent pu dans porte d’Offenbach. Une prestation renversante et émouvante qui lui a valu une ovation debout de l'intégralité de la salle.

Le concert, qui a pris une dimension un peu plus sérieuse après l’entracte-qui-n’est-pas-une-entracte, s’est bien évidemment conclu sur Snack-bar chez Raymond, repris à l’unisson par tous les invités et le public, puis avec le rappel Guy y’a un bicycle jaune. En fin de soirée, l’humoriste s’est livré à une courte tirade, se disant ému de présenter ses pièces avec l’OSM. Une émotion palpable, ressentie des premières minutes et jusqu’à la dernière seconde, comme en témoigne la longue ovation allouée aux musiciens, aux artistes et à Pérusse.

Pérusse symphonique : du Snack bar à l’OSM est un spectacle à ne certainement pas manquer. Que vous soyez fin connaisseur de Pérusse ou simplement curieux, la soirée a tout pour vous surprendre et vous réjouir. Une façon éclatante de célébrer les 35 ans du premier Album du Peuple et l’ensemble de la carrière de l’artiste.
Les trois dernières représentations du concert à la Maison symphonique, prévues les 18, 19 et 20 février 2026, affichent d’ores et déjà complet.
Aux Sommets du cinéma d’animation, la compétition canadienne 4 a exploré les fractures du corps, de...
Voir l'article >Croire et avoir confiance en soi est un legs inestimable à offrir à un enfant ; cet apprentissage se...
Voir l'article >À l’occasion de la clôture du Festival International de Musique Actuelle de Victoriaville (FIMAV), i...
Voir l'article >La série Les triplettes de l’auteure Ariane Michaud disponible aux Éditions Hurtubise, a été lancée...
Voir l'article >À l’occasion de la 24e édition des Sommets du cinéma d’animation, la Cinémathèque québécoise proposa...
Voir l'article >