Inscrivez-vous
Des offres exclusives et événements gratuits
Les publicités soutiennent notre média culturel indépendant. Elles nous aident à :
En désactivant votre bloqueur pour atuvu.ca, vous contribuez à la vitalité de notre média et de notre communauté.
Merci pour votre soutien !
1. Repérez l'icône de votre bloqueur de publicité en haut à droite de votre navigateur.





2. Cliquez sur l'icône, puis désactivez le blocage pour le site atuvu.ca.
3. Actualisez la page.
Ouvrez le menu de votre navigateur (souvent trois points, en haut à droite), puis allez dans Extensions ou Modules complémentaires pour gérer vos bloqueurs de publicité.
Merci de contribuer à faire rayonner la culture d’ici.
Samedi 9 mai, à la Maison symphonique, l’Orchestre Philharmonique et Chœur des Mélomanes (OPCM), dirigé par le maestro Francis Choinière, présentait l’opéra Turandot de Giacomo Puccini en version concert et il récidivait le lendemain en après-midi.
C’est le dernier opéra composé par Giacomo Puccini (1858-1924). Laissé inachevé à la mort du compositeur en 1924, il a été parachevé, à la demande du célébrissime maestro Arturo Toscanini, par le compositeur italien Franco Alfano (1875-1954), qui a conçu les deux dernières scènes de l’acte trois à partir d’ébauches léguées par Puccini.
Très succinctement, que raconte cet emblématique drame passionnel en trois actes créé à la Scala de Milan en 1926 sous la direction de Toscanini? Une histoire d'amour tarabiscotée à souhait, qui se déroule dans une Chine médiévale!
Le prince Calaf (fils de Timur, roi de Tartarie en exil), secrètement aimé par Liù (esclave et guide de Timur), tombe amoureux de la cruelle princesse Turandot; d’une beauté légendaire et fille de l’empereur de Chine, elle n’aspire qu’à venger la mort de son ancêtre Lou-Ling, princesse de Pékin, assassinée par un prince étranger. Pour assouvir sa vengeance, elle soumet tous ses prétendants à l’épreuve des trois énigmes fatidiquement sanctionnée par la décapitation du candidat en cas d’échec. Calaf, sans révéler son identité, surmonte le défi et, non sans péril et tergiversation, gagne ultimement le cœur de la princesse.
Tous les membres d’une formidable distribution méritent d’être identifiés. Les voici :
la soprano américaine Marcy Stonikas (Turandot)
le ténor canadien Andrew Haji (Calaf)
la soprano canadienne Sydney Baedke (Liù)
la basse sino-américaine Colin Ramsey (Timur)
le ténor canadien John Mac Master (empereur de Chine)
le baryton canadien Mikelis Rogers (Ping, le Grand chancelier)
le ténor canadien Sam Champagne (Pang, Grand maître des provisions)
le ténor canadien Spencer Britten (Pong, Grand maître de la cuisine impériale)
la basse sino-canadienne Matthew Li (un mandarin)
D’abord et avant tout, je décerne la première étoile du match - qui s'est joué entre l'orchestre et les solistes - à l'orchestre qui s’est constamment exécuté, voire franchement imposé, avec autorité et occasionnelles surenchères de décibels.
À l’opéra, l’orchestre est habituellement situé dans la fosse. Mais pour cette version concert, les quelque 80 musiciens ont pris place sur une scène qu’ils ont occupée quasiment en entier. Ils nous en ont mis plein les oreilles avec cette passionnée et passionnante musique de Puccini qui, même amputée de tout chant, se suffirait aisément à elle-même tellement elle est envoûtante et lyrique.
À mon humble avis qui n'engage que moi, dans la composition de cette relevée distribution, l’orchestre s'est avéré être un personnage à part entière et non le moindre. Rondement mené par l'ardent Francis Choinière, il a très efficacement livré une musique spectaculaire chargée en émotions, peut-être même un peu trop efficacement lorsque, parfois, les chanteurs ont été noyés dans le flux orchestral, aidé en cela par un son amplifié(?), capté par quelques micros visiblement disposés ici et là en bordure de la scène.
La mise en scène forcément minimaliste - version concert oblige – a néanmoins favorisé la mise en valeur des chanteurs qui ont évolué sans décors ni costumes et avec très peu d'accessoires.
Côté chant j’ai été franchement impressionné par les quatre premier rôles, soit par la princesse Turandot de Marcy Stonikas, qui ne fait son entrée sur scène qu’au 2e acte, le prince Calaf d’Andrew Haji, la Liù de Sydney Baedke et le Timur de Colin Ramsey.
Au 2e acte, Marcy a allégrement livré la redoutable et très attendue aria In questa reggia (Dans ce palace) avec aise apparente et un contrôle vocal remarquable, particulièrement dans les nombreux et puissants aigus.
Marcy Stonikas. Crédit photo : Tam Lan Truong
Au 3e acte, le très solide Andrew Haji nous a gratifié du fameux et mémorable air Nessun dorma (Que personne ne dorme) en plus de se montrer très constant vocalement et théâtralement à chacune de ses prestations.
Andrew Haji. Crédit photo : Tam Lan Truong
Encore au 3e acte, la très en voix et intense Sydney Baedke a incarné une émouvante et convaincante Liù lorsqu’elle a soumis l’aria Tanto amore, segreto… Tu, che di gel sei cinta (Tant d’amour, secret...Toi, qui est fait de glace) à notre appréciation et à ma béate admiration.
Sydney Baedke. Crédit photo : Tam Lan Truong
À chacune de ses interventions, j’ai été invariablement ravi d’entendre la volumineuse, portante, ronde et chaude voix de basse de Colin Ramsey, dans son rôle de Timur. Imposante voix, s'il en est une!
Colin Ramsey. Crédit photo : Tam Lan Truong
Quant aux rôles de Ping, Pong, Pang – dont les noms comiques ne sont pas sans évoquer le tennis de table – ils ont été plus qu’adéquatement incarnés par les talentueux chanteurs que sont Messieurs Rogers, Britten et Champagne, que j’aurai toujours plaisir à réentendre.
Mikelis Rogers, Spencer Britten et Sam Champagne. Crédit photo : Tam Lan Truong
Mention spéciale pour le substantiel Chœur des Mélomanes - réunissant une centaine de chanteurs - qui s’est fait nuancé, pertinent et amplement audible à chacune de ses interventions. Pour l’occasion, ils s’est assuré la participation des nombreux, discrets et disciplinés Petits Chanteurs du Mont-Royal.
Crédit photo : Tam Lan Truong
En conclusion de ces deux heures de ravissement (excluant deux entractes de 15 minutes chacun), la réaction de la salle a été balistique : l’ovation debout a été spontanée et des plus légitimement méritées. C’est loin d’être la première fois que j’assiste à un concert de haut niveau de l’OPCM, qui ne cesse de se diversifier et de se surpasser, et ce n’est certainement pas la dernière.
Rendez-vous sur le site internet de l'OPCM pour en apprendre davantage à son sujet, consulter le calendrier de ses productions et vous gâter en vous procurant des billets pour un prochain concert.
À l’occasion de la clôture du Festival International de Musique Actuelle de Victoriaville (FIMAV), i...
Voir l'article >Aux Sommets du cinéma d’animation, la compétition canadienne 4 a exploré les fractures du corps, de...
Voir l'article >Le 15 mai, le Festival Palomosa a présenté la deuxième soirée de sa troisième édition au parc Jean-D...
Voir l'article >Croire et avoir confiance en soi est un legs inestimable à offrir à un enfant ; cet apprentissage se...
Voir l'article >À l’occasion de la 24e édition des Sommets du cinéma d’animation, la Cinémathèque québécoise proposa...
Voir l'article >