Inscrivez-vous
Des offres exclusives et événements gratuits
Les publicités soutiennent notre média culturel indépendant. Elles nous aident à :
En désactivant votre bloqueur pour atuvu.ca, vous contribuez à la vitalité de notre média et de notre communauté.
Merci pour votre soutien !
1. Repérez l'icône de votre bloqueur de publicité en haut à droite de votre navigateur.





2. Cliquez sur l'icône, puis désactivez le blocage pour le site atuvu.ca.
3. Actualisez la page.
Ouvrez le menu de votre navigateur (souvent trois points, en haut à droite), puis allez dans Extensions ou Modules complémentaires pour gérer vos bloqueurs de publicité.
Merci de contribuer à faire rayonner la culture d’ici.
Le 30 avril, la Sala Rossa accueillait Baroque Baroque et La Scie (Samuel Gougoux). La salle de spectacle, dépouillée et chaleureuse, avait été aménagée de façon à abolir la distance entre artistes et public : les instruments reposaient directement sur le plancher, comme laissés là dans une douce attente.
Le premier moment de la soirée était consacré à La scie, le projet solo de Samuel Gougoux, présenté comme une exploration « dreamy jazz atmosphérique de très bon goût ». Boucles engourdies et nappes de drones installaient un climat suspendu, où le temps semblait se dilater.
L’usage brumeux et introspectif du saxophone évoquait par moments Cole Pulice ou encore Elori Saxl. Des bribes de voix lointaines émergeaient. Les répétitions et la lenteur de la performance pouvaient rappeler une forme de musique d’ascenseur. Une musique d’ascenseur enveloppante, dans laquelle on accepterait volontiers de rester accroché. Une parenthèse musicale dont la conclusion, portée par de lourds bourdonnements de basse, a résonné longuement dans les corps.
La seconde partie de la soirée accueillait Baroque Baroque en formule quatuor, réunissant Jessy Thériault, Alexis Blais, Hélios Paradis et Pierre-Olivier Thériault. À peine arrivés, les musiciens imposaient une aura palpable, entre rigueur et abandon. Les deux pianistes, en chaussettes, apportaient une proximité presque domestique à la performance.

La musique se déployait, symphonique et sensorielle. Une langueur lumineuse traversait les pièces, composées des fragments engourdis d'une nostalgie commune. Le violon fendait parfois l’air avec une netteté presque douloureuse, tandis que la voix d’Hélios Paradis faisait surgir un frisson trouble.
Par moments, on pouvait penser aux paysages sonores de Flore Laurentienne ou aux explorations électroniques de Laurie Spiegel. Le groupe érigeait un espace ample, presque hors du temps, où les chansons se déployaient par vagues, jusqu’à provoquer chez moi une sensation de distanciation corporelle.

Et lorsque le dernier son s'est éteint, il nous restait cette sensation rare d’avoir été ailleurs, puis doucement ramené au monde, transformé.
Croire et avoir confiance en soi est un legs inestimable à offrir à un enfant ; cet apprentissage se...
Voir l'article >La série Les triplettes de l’auteure Ariane Michaud disponible aux Éditions Hurtubise, a été lancée...
Voir l'article >Le festival Plus de filles sur la prog, organisé par le collectif Pasdefillesurlaprog, sera de retou...
Voir l'article >À l’occasion de la clôture du Festival International de Musique Actuelle de Victoriaville (FIMAV), i...
Voir l'article >Aux Sommets du cinéma d’animation, la compétition canadienne 4 a exploré les fractures du corps, de...
Voir l'article >