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Jusqu’au 26 avril, Les Grands Ballets Canadiens présentent L’Heure Bleue un programme double audacieux qui met en lumière le talent de deux créatrices d’ici : Anne Plamondon et Vanesa Garcia-Ribala Montoya. J’ai eu le privilège d’assister à ce moment suspendu où la technique pure rencontre l’exploration de l’âme.
Le titre du programme évoque ce court instant de transition entre le jour et la nuit, où le ciel se voile d’un bleu diaphane. C’est un entre-deux, un espace de passage où l’individu vacille entre la mémoire et l’anticipation. Ce spectacle nous transporte précisément dans cet univers de clair-obscur.
La soirée s’ouvre avec Ma Saudade. Anne Plamondon y explore ce sentiment portugais intraduisible : cette mélancolie douce-amère faite d’absence et d’espoir.
Visuellement, le tableau est superbe. Des voiles, d’abord au sol, s’élèvent, évoquant pour moi tour à tour des nuages, de la pluie ou les arbres d’une forêt derrière lesquels on peut se dissimuler. Sur une musique « zen » et relaxante, ponctuée de murmures évoquant la nature, ces femmes et ces hommes exécutent leurs mouvements, très techniques, et de beaux portés qui rappellent le mouvement répétitif des vagues.
Toutefois, malgré une performance physique impressionnante, j’avoue que ce numéro m’a laissé sans grande émotion. Les mouvements décortiqués et parfois redondants de la danse contemporaine sont pour moi beaucoup moins coulants que ceux du ballet (probablement en raison de ma formation classique). C’est un peu comme si la gauchère que je suis tentait d’écrire de la main droite…

Un immense coup de cœur cependant, pour le solo de Maude Sabourin : d’une fluidité incroyable, elle prouve qu’elle peut passer du pur ballet classique au contemporain avec une grâce et une technique parfaites.
Les costumes (ensemble bermudas saumon et camisoles ou manches longues grises) ne m’ont pas emballée. Mais ce qui me dérange le plus, ce sont ces bas typiques du contemporain qui montent jusqu’aux mollets ; à mon avis, ils n’avantagent pas la ligne de la jambe. Où sont rendus les chaussons ? Malgré ce détail esthétique, la partition hypnotique a fini par m’emporter dans un recueillement très zen et j’ai su apprécier ce numéro.
Du Soleil à la Lune est un véritable voyage à travers l’Amérique latine, les Caraïbes et l’Espagne.
Si la première œuvre misait sur le dépouillement et un silence habité, Montoya nous propose un rythme partagé, une explosion de vie et de mouvement qui ne laisse aucune place au vide. On passe de l’introspection à une célébration collective où l’espace déborde d’énergie. Et ça, ça me rejoint !

Les projections sont saisissantes : certaines m’ont rappelé l’éclipse solaire de 2024, au moment précis où le soleil disparaît derrière la lune pour laisser voir le « diamant ». D’autres évoquent le feu, l’eau ou le vent. On entend du créole, on ressent l’influence des rythmes afro-caribéens jusque dans les costumes, passant de teintes pâles à des jupes et chemises aux couleurs vives et vibrantes.
La musique est puissante et profondément ancrée dans le sol, contrastant merveilleusement avec les compositions éthérées de la première partie. C’est un mariage réussi entre la danse contemporaine et les danses traditionnelles, où le costume devient un véritable vecteur d’identité culturelle.

Si Plamondon mise sur le vide et le silence habité, Montoya célèbre la vie dans tout ce qu’elle a de vibrant. Ce programme double est une affirmation de la vitalité de la création féminine au sein des Grands Ballets. C’est un rendez-vous éphémère pour découvrir deux visions de l’humanité : l’une intérieure, l’autre ouverte sur ses racines profondes.
Équipes de création :
Pour attraper au vol cette « heure bleue » au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, ne tardez pas trop. Le programme, d’une durée totale de 1 h 35 incluant l’entracte, nous transporte jusqu’au 26 avril 2026. Toutes les informations et la billetterie se trouvent ici.
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