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Le spectacle lyrique et de danse sur le thème de l’empathie Les Veilleuses s’est produit à la Salle Bourgie le 24 septembre à 19 h 30. Coproduction d'Amour Amour, de la Salle Bourgie, de Chants libres et de Corpuscule Danse, la création du chorégraphe Simon Renaud et du compositeur Romain Camiolo a suscité en six tableaux un mélange de tristesse, d’étrangeté et d’espoir.
Signature de Simon Renaud, l'œuvre s’est caractérisée par son excessive lenteur, tant des mouvements, mais aussi du chant, voire par ses moments d’immobilité et de silence complets. Ce sont six chanteuses (Marie-Annick Béliveau, Salomé Karam, Kathy Kennedy, Elizabeth Lima, Hélène Picard et Ellen Wieser) et trois danseuses (Marie-Hélène Bellavance, Nasim Lootij et Ingrid Vallus) qui ont exécuté la création.
Au premier tableau, « Blanche comme la neige », les neuf interprètes féminines entrent en scène, se tenant par la main, se déplacent en formant une ligne courbe qui serpente et s’entrelace. De la complicité entre elles se fait ressentir. Elles sont vêtues de robes de couleurs unies : jaune pâle, marron clair et gris.
« Boop ! Boop ! », des onomatopées suraiguës se font entendre joyeusement sur la scène. Jusqu’à ce que… stop. Les interprètes se tiennent en ligne droite, silencieusement, face au public.
« La… La belle… La belle sait… La belle s’étend… La belle s’endort… La belle est en or… », frissonnantes et ensorcelantes, les premières syllabes du premier poème de la pièce sont déclamées solennellement par les chanteuses. Cette chanson ancienne transmise par voie orale, raconte l’histoire d’une femme endormie accostée par trois chevaliers qui veulent profiter d’elle. Pour se tirer de cette situation, la femme feint de mourir, et les chevaliers finissent par la laisser tranquille.
« Ma maîtresse elle est morte… À l’âge de quinze ans… » De saisissantes dissonances accompagnent la récitation de ces vers. Au même moment, la danseuse Marie-Hélène Bellavance retire les prothèses de ses deux jambes et s’allonge sur le sol, immobile.
Au tableau suivant, « Les veilleuses éblouies », les chanteuses répètent les paroles « Blanche… Neige… », d’abord doucement mystérieuses, puis se faisant de plus en plus insistantes, intenses. Pendant ce temps, les trois danseuses se meuvent sur le sol et, lorsque l’incantation atteint son point culminant, se roulent par terre en riant aux éclats, un rire fou, perçant, s’apparentant à des pleurs. Jusqu’à ce qu’elles se rassemblent au centre de la scène à tâtons, et de soupirer de soulagement.
Le tableau de « La forêt de Kathy » s’est défini par un sentiment d’espoir, presque d'insouciance. Tandis que huit des neuf interprètes se positionnent en mêlée, vocalisant un accompagnement valsant, Kathy Kennedy chante en solo un poème d’après Laurence Leduc-Primeau. Malgré son timbre de voix ma foi unique et convaincant, elle livre une performance qui, malheureusement, souffre d’un manque de justesse sur la hauteur des notes.
Crédit photo : Amour Amour
Le « Solo d’une nuit sans rêve », sans doute le plus sinistre des six tableaux, commence par un clin d’œil à la toute première scène, sauf qu’au lieu de toutes se tenir la main, la chaîne se brise, et une des protagonistes reste seule derrière. Très vite, le reste du groupe ne se comporte plus de la même façon qu’au début : les courbes de la ligne ne s’entrelacent plus, il n’y a plus de complicité, et les interprètes ne vocalisent plus de joyeuses onomatopées.
Au lieu de cela, les femmes se déplacent en accordéon avec une excessive lenteur, jusqu’à faire un tour complet autour de celle qui est restée seule. Cette dernière tourne son regard vers le groupe, quand soudain les chanteuses poussent des cris stridents, et celle qui est en tête de la chaîne effectue des gestes brusques, comme touchée par une onde de choc. Un contraste abrupt avec la quasi-inertie du reste de la pièce.
Bien que le passage d’un tableau à un autre soit évident pour le public, je dois admettre qu’il est difficile de déceler une trame narrative de cette prestation. Mis à part la chaîne humaine, qui revient à plusieurs reprises, peu d’éléments chorégraphiques s’enchaînent de manière logique.
Lorsqu’il n’y a pas contact physique entre les danseuses, les mouvements de l’une n'influencent presque jamais les mouvements de l’autre. Pour une œuvre qui se veut être centrée sur le thème de l’empathie, j’avoue avoir été interloqué par ce choix chorégraphique. Tout comme je n’ai pas relevé d’élans de solidarité particulièrement émouvants entre les danseuses.
Néanmoins, sur le sentiment d’empathie du public vis-à-vis des danseuses, cette réalisation fait mouche ! La chorégraphie ayant lieu pour la plupart du temps au niveau du sol, le public ressent un sentiment de compassion frappant envers ces danseuses.
Une création qui, somme toute, peut laisser libre cours à toutes sortes d’interprétations parfois floues, mais dont le mystère et la tragédie qui l’habitent ne nous laissent pas indifférents.
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