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Mercredi 15 octobre, à la Maison symphonique, l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM), dirigé par son renommé, intense et inspiré chef Rafael Payare, s’attaquait à une fresque musicale, soit la Symphonie no 9 en ré majeur, sous-titrée Le chant du cygne de Mahler pour l’occasion.
Une note au programme nous apprend que « Se distinguant par une musicalité innée, un talent pour la communication et un esprit irrésistiblement joyeux, le chef d’orchestre Rafael Payare a commencé à jouer du cor à 14 ans […] avant d’entamer ses études formelles en direction orchestrale en 2004… »
Ayant déjà assisté à plusieurs prestations du maestro, j’ai pu constater que son « talent pour la communication » n’est pas spécialement manifeste... en concert. En effet, il ne s’adresse jamais à la foule. Que ce soit en entrant sur scène — pour éventuellement remercier le public de sa présence et de son support — ou pour commenter une œuvre au programme, ou même avant de quitter, le mutisme est de rigueur chez lui. Mais qui sait, peut-être est-il prolixement disert sitôt qu’il sort de scène ?

Que dire de plus de l’OSM mis à part qu’il est mondialement reconnu et acclamé et que sa réputation d’excellence le précède partout où il se produit ? Que son constant souci de se surpasser nous en met toujours plein les oreilles ? Indubitablement !
La Symphonie no 9 est la dernière œuvre achevée que Gustav Mahler (1860-1911) ait composée. Sa 10e restera inachevée suite à son décès, en 1911, causé par une endocardite à l’âge de 50 ans seulement. C’est durant la redoutable année 1907 qu’il a dû à la fois encaisser le décès de sa première fille et apprendre de son médecin qu’il était atteint d’une valvulopathie cardiaque.
L’œuvre, d’une durée totale de quelque 81 minutes — créée (jouée pour la 1re fois) à Vienne un an après le décès du compositeur — se veut être l’évocation de ses états d’âme et de sa santé cardiaque chancelante d’alors, si je m’en remets à la savante analyse qui en est faite dans le programme de la soirée et que je paraphrase ainsi très succinctement.
L’absolu chef-d’œuvre se décline en quatre mouvements dont les trois derniers sont décrits, dans le programme, en termes allemands non traduits en français. Pourquoi ? Les voici avec traduction réalisée grâce à un traducteur en ligne aisément accessible :
Dans le 1er mouvement, apparemment qu’à « l’intérieur des six premières mesures de l’œuvre, le rythme de noire pointée aux violoncelles, perturbé par les répliques des cors à contretemps, semble imiter l’arythmie que le compositeur lui-même subit en raison de sa détérioration physique. » Ô qu’en termes élégants, et un tantinet abscons pour le simple mélomane que je suis, ces choses-là sont dites !
Le 1er mouvement, dans son ensemble, se résumerait ainsi : « une suite d’élans passionnés, de revirements angoissés, et parfois une superposition des deux.»
Le 2e mouvement propose de la musique inspirée de danses autrichiennes. Ici « Mahler nous transporte dans une taverne, avec tout ce que le lieu implique de comportements débridés, grossiers, et de démarches titubantes ».
Le 3e mouvement, un rondo burlesque, fait écho au précédent par son caractère très dynamique et enjoué.
Le 4e mouvement se veut être l’évocation de « l’angoisse de la mort ».
Au-delà des savantes analyses qui peuvent en être faites, est-ce que l’œuvre est captivante ou tout simplement soporifique ? Franchement, elle nous prend et nous séduit de la toute première note jusqu’à la dernière. Durant son exécution, on ne s’ennuie pas un seul instant. Bien que l’on ne ressorte pas de la salle en proie à une infestation de vers d’oreille, on quitte tout de même avec la certitude et la satisfaction d’avoir entendu de la grande musique s’étant tour à tour faite grandiloquente et même grandiose.
Les 1er et 4e mouvements sont impressionnants de solennité, de lenteurs et langueurs étudiées et de passages orchestraux spectaculaires. Ils sont certes plus sérieux et dramatiques que les 2e et 3e, mais certainement pas moins foisonnants de moments captivants.
Outre le fait que le 2e mouvement soit nettement plus vivant et enlevant que le dramatique 1er, mon oreille n’y a strictement rien entendu que je qualifierais d’ « un peu brusque et très grossier ». Je suis d'avis que le poids des mots peut parfois être plus lourd que le caractère de la musique qu’ils décrivent.
Et bien que le 3e mouvement soit qualifié de rondo burlesque, tout en étant fort éloigné du burlesque à la Jacques Offenbach, je n’y ai rien décelé de « très provocant ». Serais-je donc passé à côté de quelque chose ? Ça m’a l’air que oui. Divertissant, il n’en conserve pas moins ce côté solennel et majestueux qui, à mon oreille, caractérise l’ensemble de l’œuvre.
J’ai trouvé plutôt fascinant et astucieux le récurrent dialogue entre les cordes et les cuivres, les moments plus introspectifs durant lesquels les cordes se font discrètes ou que les cuivres jouent en sourdine, ainsi que les superbes envolées orchestrales mettant toutes les sections à profit.

En conclusion du programme, c’est une salle enthousiaste qui s’est spontanément levée pour servir une longue ovation debout et d’interminables applaudissements, très légitimement mérités, à tous ces valeureux musiciens.
L’OSM vous invite à fréquenter son site internet pour en apprendre davantage à son sujet, consulter sa riche programmation et vous procurer des billets pour un prochain concert.
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