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Mardi soir, dans un Lion d’Or à l’air plus respirable que la veille, Luan Larobina, TDH et Spaghatt sont tour à tour montés sur scène afin de tenter de se tailler une place dans le palmarès. Au terme de cette quatrième soirée, les premières « éliminations » ont aussi eu lieu. En première partie, un ancien participant, dont la légende raconte qu’il siffle sur la colline, a gratifié le public de sa présence.
C’est bel et bien Étienne Coppée qui a ouvert la soirée. L’artiste, qui a lancé en janvier Un album hommage à Joe Dassin, s’est installé derrière son piano et a débuté sa prestation avec le générique de Bob l’éponge en version piano [ndlr : Oui, vous avez bien lu]. Il a ensuite, plus sérieusement, interprété une nouvelle chanson, après avoir abordé le blocage qui l’a empêché d’écrire pendant quatre ans.

Il a aussi proposé une reprise de la chanson écrite par Jacques Prévert, Les Feuilles mortes, expliquant devoir se pratiquer puisqu’il la jouera sur scène dans la pièce Frères, présentée à Duceppe du 15 avril au 16 mai 2026. Le gagnant des Francouvertes a réservé sa dernière chanson pour un duo avec son colocataire. « Mais là il fait de la musique, vous en faites pas », a-t-il lancé, avant que Mantisse ne vienne le rejoindre pour Le nom d’un chien, une chanson à paraître sur l’album solo du membre de LaF.
L’autrice-compositrice-interprète Luan Larobina a entamé sa prestation en espagnol avant de revenir au français avec Toutes les saisons, tirée de son plus récent album, CASA. Accompagnée sur scène par Sandrine Masse, Cédrik Saintonge, Benoit Francoeur, Marlie Robertson et Emilou Johnson, l’artiste a ouvert les portes de son univers indie folk marqué par sa double identité, elle qui est née d’un père argentin et d’une mère gaspésienne.
Elle a notamment interprété Pointe-Saint-Pierre, une chanson qui se veut un hommage à la Gaspésie, où elle est née. La prestation de Luan Larobina fait voyager avec intimité, au gré des rythmes des guitares, de la contrebasse et de sa voix suave et apaisante.

La dernière chanson, Vos de mi vida, dédiée avec émotion à son père, est venue toucher le cœur du public. Pendant ce morceau aux influences plus latines, les spectateurs se sont spontanément mis à taper des mains en rythme. Luan Larobina en a aussi profité pour remercier les Francouvertes d’avoir permis à cette double identité de coexister sur la scène du concours-vitrine. « Dans mon cœur, les artistes qui sont nés de première ou de deuxième génération d’immigrants, c’est ce qui fait que le Québec est riche en ce moment », a-t-elle ajouté, peu avant de se lancer pour clôturer en émotions et en douceur sa prestation.
TDH, le projet de Tommylee Dauphinais Howard, a ensuite pris le relais. L’artiste, qui partage des racines jamaïcaines, québécoises et innues de Mashteuiatsh, a proposé une musique folk, rock et indie pop, avec quelques touches reggae.
Avant d’interpréter Oxygène, qu’il présente avec des paroles en français et en innu, l’auteur-compositeur-interprète a expliqué chercher une renaissance artistique et un retour à ses racines, en marchant dans les traces de ses prédécesseurs qui l’ont inspiré, citant Samian, Tiken Jah Fakoly, Matiu, Kanen et plusieurs autres artistes.

Si une certaine réserve et une distance se font sentir pendant le spectacle, la dernière chanson, Sans peur, vient tout faire basculer. Il s’agit à la fois du morceau le plus intensément joué jusqu’ici (et le plus reggae), mais aussi de celui où TDH semble se libérer. L’artiste fait d’ailleurs lever le public, qui le suit en bougeant les bras en l’air. Après avoir laissé un moment de scène à ses musiciens, il revient pour un final où il se laisse complètement aller, libérant toute l’énergie accumulée depuis le début de la prestation.
Spaghatt, que le correcteur orthographique a éperdument voulu transformer en « spaghetti » tout au long de la rédaction, est le projet country americana d’Émile Touzin-Deschênes. Banjo, batterie, pedal steel, tambourin, violon, guitare : c’est un pot-pourri d’instruments qui a accompagné cette gig des plus country. Si musicalement, on ne sort pas des sonorités propres au country, les chansons présentées sont entraînantes et bien réalisées. D’ailleurs, les musiciens et musiciennes prennent plaisir à jouer, et sont tous porteurs et porteuses d’une énergie communicative tout au long de la prestation.

Entre deux chansons, Émile Touzin, qui mène la formation, en a profité pour revenir sur l’origine du nom de Spaghatt, qui se veut un clin d’œil au western spaghetti avec une touche québécoise.
Au niveau des textes présentés, le public s’accroche sur des expériences vécues, comme Nunavut, écrite alors qu’il travaillait dans une mine dans la région, ou encore Perte totale, « une toune qui parle de faire des accidents de char entre chums ». On peut accorder que les paroles ne sont pas profondes, mais elles sont bien écrites. Ajoutez à ça des mélodies enjouées et vous obtiendrez Spaghatt, auparavant, « un band de boisson avec un problème de country » qui s’est, selon le chanteur, assagi depuis.
01 — Luan Larobina
02 — Spaghatt
03 — Komēdza
04 — Chaude Chaleur
05 — Dauphins
06 — Colin Léo
07 — Charlie Rivard
08 — MARIE NEIGES
09 — Olivier Faubert
Au terme de la soirée, Luan Larobina et Spaghatt se sont hissés respectivement à la première et deuxième place du palmarès. Les premiers artistes éliminés sont Roxane Reddy et Kèthe Magané, de même que TDH.
Lundi soir, les préliminaires seront de retour pour une nouvelle soirée avec Bernadette, Mitaine, et Kris Kinokewin et, en première partie, le finaliste de la 20e édition, Mon Doux Saigneur.
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