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C’est une foule grouillante de vie qui a accueilli les trois artistes du jour 5 des Francouvertes. Le Lion d’Or était plein à craquer de beau monde ; un public de mélomanes venus découvrir les trois talents de la soirée. En ce lundi soir achalandé, l’artiste Mon Doux Saigneur est monté sur scène pour ouvrir le bal avant les prestations de Bernadette, Mitaine et Kris Kinokewin.
Mon Doux Saigneur, finaliste de la 20e édition des Francouvertes en 2016, est accueilli chaleureusement par la foule, et offre sa voix singulière et sa présence naturelle au public qui se réchauffe. Seul derrière sa guitare, il nous propose d’abord une chanson qu’il avait interprétée lors de son passage sur cette même scène, 10 ans plus tôt. Le chanteur nous raconte que le décès de son père est survenu pendant une étape importante de son parcours, et que ce deuil a teinté sa carrière et son écriture.

Il enchaîne avec un titre tiré de son 3e album, Fleur de l'Âge, et termine sa performance avec une chanson plus récente, tirée de l’album Du soleil dans l'œil. Émerik St-Cyr Labbé, chanteur à la tête du groupe Mon Doux Saigneur, explique avec humour et simplicité qu’il se sent chanceux et « béni du cul » des opportunités qui se sont offertes à lui depuis son passage aux Francouvertes, et invite le public à donner beaucoup d’amour aux artistes qui performeront durant la soirée.
Originaire de Sainte-Julie et maintenant établi à Montréal, le duo formé de Sophie Racine et de Nicolas Matte débarque sur scène avec une identité visuelle forte, et installe leur mascotte : une petite poupée clown. Après un accueil chaleureux du public, le duo débute son « rock de poupée » avec la chanson La rivière aux serpents, aux paroles oniriques et aux sonorités quasi psychédéliques. De sa douce voix, Sophie Racine s’adresse au public à quelques reprises avec des interventions authentiques, légères et simples.

Le groupe poursuit avec le morceau L’intersection, un texte mi-parlé, mi-chanté, suivi de la chanson Bleu. La prestation s’est poursuivie avec un titre que le public semblait attendre : San Francisco Bay. La voix et les corps sur scène se délient et prennent de l’amplitude durant ce moment musical rock entraînant ; la foule se réchauffe et bouge davantage avec le groupe. Le duo enchaîne avec un morceau encore inconnu du public, Acide. Après un début un peu répétitif, la musique décolle, et ça lève!
Leur dernière chanson Pissenlits débute avec une belle plongée sous l’eau, tant étrange que fascinante, où l’on a vraiment l’impression de toucher à l’identité du groupe. Le début de la chanson plus onirique évoque beaucoup d'images ; on voit ce qui est décrit, et on est avec elleux. De manière générale, le groupe pourrait trouver plus de liberté et d’amplitude sur scène, et pousser encore plus loin ce qui les distingue musicalement et visuellement.
Le deuxième artiste à venir prendre la scène en cette cinquième soirée des Francouvertes est Mitaine, accompagné de cinq musiciens et musiciennes. Le groupe arrive avec confiance, dans une énergie débordante, et débute avec la chanson Changer. Dès leur arrivée, on sent le plaisir qu’ils et elles ont de performer ensemble, d’être sur scène pour offrir un délicieux bruit. La foule est entraînée, et bouge presque malgré elle. Mitaine anime habilement le public entre les chansons, avec humour, confiance et précision, sur des transitions musicales impeccables ; son personnage de scène est drôle, authentique et unique. Avant chaque chanson, il lance des phrases punchées, comme « La prochaine chanson parle d’un trip à Tadoussac dont tout le monde ici a fortement besoin. »

Le groupe enchaîne avec les titres Boucari et Portrait d’un clown, suivis de Omnikin (Ben trop facile), qui traduisent tous de la solidité du groupe, et de la complexité de leur musique. Le chanteur précède sa dernière chanson, Pekuakami, par le morceau Béluga, où il convie le public à se lever et à danser ; le Lion d’Or répond à l’appel, la foule est électrique. La voix du chanteur Alexandre Bergeron reste d’une justesse et d’une solidité, même dans les aigus que lui imposent la chanson Pekuakami, dans laquelle les harmonies sont d’une beauté à en avoir des frissons. Chaque chanson nous prouve que Mitaine est un projet mûr et complet, avec une signature unique. C’est un band digne des grandes scènes rock !
L’artiste autodidacte de la Nation atikamekw Kris Kinokewin clôt la cinquième soirée avec son folk nostalgique. Accompagné de quatre musiciennes et musiciens, il nous propose six chansons dans sa langue maternelle qui racontent des souvenirs, des petits événements, des amitiés éphémères, des tristesses amoureuses et de grands moments de joie.
Derrière sa guitare, Kris Kinokewin commence sa performance par la chanson NIPIN (été) ; l’univers musical se déploie lentement, tout en douceur. L’artiste offre au public une voix tendre et rauque, pleine de vie, qui s’harmonise magnifiquement bien avec celle de la choriste qui l’accompagne. Il termine sa première chanson en traduisant « Je suis heureux de te voir. Je suis heureux de chanter pour toi aujourd’hui. » Le public attentif applaudit chaleureusement les artistes, qui poursuivent avec les titres Kiapatc (encore), PE KIWAN (je reviens) et Orina (tellement). De sa présence authentique et sans artifices, il raconte des bribes de sa vie aux spectateurs et spectatrices entre les chansons. Sa performance témoigne d’un projet mature, et d’une musique qui apaise les maux, qui adoucit le cœur, qui berce.

L’artiste enchaîne avec Nikwimes (mon ami), où il raconte une rencontre légère et éphémère avec un ami qui lui est cher. Il invite le public à taper des mains avec lui ; le plaisir dans la foule est palpable. Quelques personnes se lèvent pour danser en duo! Pour sa dernière chanson KI SAKIHITIN (je t’aime), il sort pour la première fois l’instrument qu’il a appris de son grand-père, presque par mimétisme : son harmonica. Kris Kinokewin livre une véritable ode à l’amour à travers un morceau entraînant qui termine parfaitement cette cinquième soirée. C’est un projet qui nous propose une musique folk pleine d’espoir et de lumière ; un ensemble cohérent d’une grande beauté.
01 - Luan Larobina
02 - Mitaine
03 - Spaghatt
04 - Komēdza
05 - Chaude Chaleur
06 - Kris Kinokewin
07 - Dauphins
08 - Colin Léo
09 - Charlie Rivard
Au terme de cette avant-avant-dernière soirée, Mitaine et Kris Kinokewin se sont respectivement taillé une place au palmarès aux deuxième et sixième positions. Les artistes éliminés sont Marie-Neige, Olivier Faubert et Bernadette.
Ce soir se déroulera la sixième soirée des préliminaires avec Banc d'Parc, Noëm et Thalia Rosaura, avec en première partie l'auteur-compositeur-interprète atikamekw Sakay Ottawa.
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