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L’entrée tardive sur scène du maître du jazz, Thundercat, hier au soir du 1er juillet 2025 à la Salle Wilfrid-Pelletier, s’est fait pardonner en un coup de basse scintillante qu’il portait accrochée à son cou. C’est dans le cadre du Festival international de jazz que le musicien, chanteur et producteur venait rendre visite à ses fans montréalais, qui lui ont offert un accueil à la hauteur de la performance qu’il leur a envoyée en retour.
Je débute ce texte avec une confidence : ce sera sûrement la critique la plus difficile que j’aurai à écrire depuis le début de mes rédactions. Pourquoi ? Eh bien, parce que j’ai eu la chance d’assister à un concert ni plus ni moins qu’excellent hier soir, mais que ce dernier se caractérise par les ambiances et les univers dans lesquels Thundercat, alias Stephen Lee Bruner, a transporté le public. Difficile de bien relater une expérience qui prend aux tripes, mais je tenterai de faire de mon mieux. Allons-y.
Le concert démarre alors que l’artiste, vêtu d'oreilles de chat argentées et de son Ibanez à six cordes (j’ai appris le nom plus tard), accompagné de Dennis Hamm aux claviers et Justin Brown à la batterie, se lance dans une envolée jazz de plusieurs minutes, laissant le public abasourdi devant la maîtrise du genre musical principal du festival. Ainsi, il enchaîne avec son interlude Lost In Space/Great Scott, suivi d’un changement de tempo signé How Sway, œuvre plus rapide rappelant presque les chansons de fin de course du jeu vidéo Mario Kart.

Le trio réchauffe ensuite la salle avec Overseas, chanson idéale pour la température humide et chaude à l’extérieur. Parmi les morceaux de Thundercat les plus connus du public présentés hier, la foule a pu reconnaître Dragonball Durag, A Fan’s Mail, et finalement Them Changes, évidemment. Pourtant, la majorité des pièces qui ont été jouées étaient de nouvelles œuvres qui feront partie de l’album à venir de l’artiste, ce dernier se faisant secret quant à la date de sortie exacte de l’opus, non sans que le public tente de lui demander davantage d’informations.
Thundercat était généreux, autant musicalement que sur l'occupation de l'espace scénique, alors qu’il prolongeait souvent ses morceaux durant de longues minutes, se laissant aller à l’improvisation qui fait du jazz le style qu’il est, et offrant une confiance aveugle aux deux musiciens à ses côtés, à qui il laissait souvent l’opportunité de montrer l’ampleur de leur talent. Justin Brown, aux percussions, vêtu d’un chapeau lui donnant un look incognito, a particulièrement brillé sur scène, maniant les baguettes comme s’ils n’étaient qu’une simple extension de ses dix doigts.

L’artiste s’est fait timide au début, ne s’adressant peu ou pas au public, mais s’est dégêné vers la moitié du concert, confiant à la foule avoir « pété sur scène », voulant donc recommencer la chanson car cela l’avait déconcentré. Il s’est ensuite laissé aller à des anecdotes, racontant son amour pour les chats et son dédain pour les chiens. « Au moins, les gens qui ont des chats assument qu’ils sont fous », disait-il, moqueur.
Le moment coup de cœur de la soirée est lorsque Thundercat a obligé le public à se lever pour la chanson Funny Things, pièce entraînante qu’il aurait été dommage d’écouter assis. Il a invité ensuite un enfant sur scène, prenant ses aises en moins de deux, afin de danser avec lui au rythme de la musique. L’enfant, qui a véritablement gagné le cœur du public, est également resté sur scène pour Them Changes, connaissant les paroles comme son alphabet. Impressionnant !
Après un rappel plus que demandé, lors duquel il a performé Lotus & The Jondy, Thundercat s’est fait rappeler sur scène par Maurin Auxéméry, directeur de la programmation du FIJM, venu lui remettre le prix Miles-Davis, rendant hommage à un artiste international et à son œuvre qui se démarque par sa grande contribution au monde du jazz. Une soirée qui s’est donc conclue en beauté, Thundercat célébré à sa juste valeur, et le public bien repu de la leçon de maître de jazz à laquelle ils venaient d’assister.
Suivez notre couverture du Festival International de Jazz de Montréal sur ce lien.
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