Inscrivez-vous
Des offres exclusives et événements gratuits
Les publicités soutiennent notre média culturel indépendant. Elles nous aident à :
En désactivant votre bloqueur pour atuvu.ca, vous contribuez à la vitalité de notre média et de notre communauté.
Merci pour votre soutien !
1. Repérez l'icône de votre bloqueur de publicité en haut à droite de votre navigateur.





2. Cliquez sur l'icône, puis désactivez le blocage pour le site atuvu.ca.
3. Actualisez la page.
Ouvrez le menu de votre navigateur (souvent trois points, en haut à droite), puis allez dans Extensions ou Modules complémentaires pour gérer vos bloqueurs de publicité.
Merci de contribuer à faire rayonner la culture d’ici.
Jeudi 5 février, à la Salle Joseph-Rouleau de la Maison André-Bourbeau des Jeunesses Musicales Canada (JMC), l’Ensemble Mistral nous a joyeusement et très talentueusement entraînés dans l’Univers d’Astor lors d'un mémorable concert-apéro.
L'Ensemble Mistral réunit le multi-instrumentiste (saxophone, clarinette et flûte) et compositeur jazz montréalais Benjamin Deschamps, la violoniste Nadia Monczak, le guitariste Hugo Larenas et le contrebassiste Sébastien Pellerin.
Mistral affirme être « le fruit de la collaboration de musiciens issus du jazz et de la musique classique » et s’être mandaté pour « créer un point de rencontre entre divers genres musicaux, en créant des concerts avec une instrumentation originale et unique : violon, saxophone/flûte/clarinette, guitare et contrebasse. » Voilà pour ma succincte présentation !
En sa compagnie, nous avons eu le privilège d'assister à un divertissant et bienfaisant programme regroupant 13 œuvres — toutes arrangées pour quatuor par Benjamin Deschamps — dont 7 du célèbre Astor Piazzola (1921-1992), ce célébré compositeur et bandonéoniste argentin vedette de la soirée.
Avant que ne débute le concert à 19 h, il y a eu apéro (vins blanc et rouge accompagnés de grignotines) au foyer — offert par la maison, mais pour lequel chacun pouvait faire un don monétaire discrétionnaire — à compter de l’ouverture des portes à 18 h. Les quelque 80 spectateurs que peut contenir la salle en ont donc profité pour se réunir entre amateurs de musique de tango et de jazz, trinquer et grignoter.
La charmante Salle Joseph-Rouleau, chaleureusement lambrissée de bois, par ses dimensions et sa capacité d’accueil réduites, offre une expérience musicale à la fois intime et de grande qualité car l’acoustique y est remarquable. Peu importe l’emplacement de notre siège on se sent à proximité des musiciens.
À tout seigneur tout honneur, le régal musical a démarré allégrement par l’interprétation de deux pièces d’Astor, soit la jazzée Libertango et Adiós Nonino.
Durant les 75 minutes bien comptées du concert, Nadia Monczak a occupé le double emploi de violoniste virtuose et d'articulée narratrice avant l’exécution de presque toutes les pièces, en y allant de pertinentes notes biographiques et d’anecdotes à propos d’Astor Piazzola.
Après ce départ canon, nous avons ensuite voyagé sur un rythme klezmer (musique juive) typique des années 1920 grâce à Der Heyser Bulgar de Naftule Brandwein (1884-1963), une pièce enjouée que j’entendais pour la toute première fois et qui m’a irrésistiblement fait taper du pied et tapoter des doigts. Pourtant, ça en prend beaucoup, au non danseur que je suis, pour que je me laisse ainsi entraîner à l’expression corporelle; mais il y a de ces rythmes qui vous prennent.
Pour notre plus grand plaisir, six autres petits joyaux musicaux d’Astor nous ont été servis, avec maestria et brio, en cours de programme, soit Fuga y Misterio, Triunfal, Chau Paris, Oblivion et Escualo, ainsi qu’une septième et dernière pièce en rappel, une valse cette fois-ci plutôt qu’un tango.
Les tubes de Piazzola ont gracieusement cédé leurs places, ici et là durant le concert, à Rhapsody in blue — qu’Astor aimait bien jouer lorsqu’il se présentait à une audition — de George Gershwin (1898-1937), Por una Cabeza de Carlos Gardel (1890-1935), Danse de Bucsum de Béla Bartok (1881-1945), You must believe in spring de Michel Legrand (1932-2019) et Line for Lyons du fameux saxophoniste Gerry Mulligan (1927-1996). Ces magnifiques petits chefs-d’œuvre se sont tous admirablement bien intégrés, voire fondus, à l’univers d’Astor.
Les quatre musiciens ont joué avec patente virtuosité, autorité et plaisir communicatif. Leurs vibrantes prestations ont été récompensées de généreux applaudissements par une foule appréciative et l’ovation debout a été très légitimement méritée. Au final, nous en aurions pris encore et encore parce que le temps s’écoule à vitesse grand V lors d’un concert aussi captivant et de si grande qualité en présence d’aussi valeureux instrumentistes.
Si le tango est votre tasse de thé alors sachez que l’Ensemble Mistral est tout disposé à vous en offrir toute une rasade. Le dynamique quatuor présentera encore Dans l'univers d'Astor au Centre National des Arts d’Ottawa et à L’Anglicane de Lévis, respectivement les 14 et 22 mars prochain. Consultez son site internet pour en apprendre davantage sur chacun de ses membres et consulter le calendrier de ses prochains concerts.
Le festival Plus de filles sur la prog, organisé par le collectif Pasdefillesurlaprog, sera de retou...
Voir l'article >La série Les triplettes de l’auteure Ariane Michaud disponible aux Éditions Hurtubise, a été lancée...
Voir l'article >À l’extérieur des grands centres, sur les rives de la rivière au pied du pont couvert McVetty-McKenz...
Voir l'article >Croire et avoir confiance en soi est un legs inestimable à offrir à un enfant ; cet apprentissage se...
Voir l'article >Aux Sommets du cinéma d’animation, la compétition canadienne 4 a exploré les fractures du corps, de...
Voir l'article >À l’occasion de la 24e édition des Sommets du cinéma d’animation, la Cinémathèque québécoise proposa...
Voir l'article >