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Ce jeudi 5 février, le chanteur-compositeur australien Dean Lewis a transporté l’assemblée de la Place Bell lors du passage de sa tournée The Epilogue à Laval. Prévu initialement en 2025, le concert s’est fait attendre : les fans ont patienté et répondu présents, offrant un accueil comme seuls les Québécois savent en offrir.
Pour un artiste tel que Dean Lewis, il ne fallait pas n’importe quel nom en première partie. C’est donc réglé comme du papier à musique que s’est présenté sur scène l'auteur-compositeur-interprète indépendant Matt Hansen. Dès les premières notes, il a su nous envelopper dans son univers pop introspectif. Déjà familière de sa musique, j’ai été séduite par l’interprétation live de ses textes aux messages de guérison émotionnelle, portés par une voix chaude et riche. Son énergie positive, particulièrement communicative, nous rendait simplement heureux de partager ce moment avec lui. Rapidement, il a su créer un lien avec le public, nous connectant à son univers et aux messages qu’il exprime avec une grande vulnérabilité.
Son passage sur scène — bien que trop court à mon goût — a parfaitement dépeint le caractère des deux artistes qui se présentaient à nous : deux hommes d’une grande sensibilité, utilisant leur art non seulement pour se soigner eux-mêmes, mais aussi pour panser les âmes de leurs fans.
Enfin, les lumières s’éteignent et les musiciens prennent place sur scène. Les premières notes de l’introduction résonnent et l’énergie devient électrique. C’est sous une ovation retentissante que Dean Lewis se présente devant l’audience. La première chose qui m’a touchée, c’est cette connexion si pure qu’il entretient avec le public. Son sourire est le témoin du bonheur qu’il ressent à se produire devant une salle comble ; il ne l’a pas quitté une seule seconde — et le nôtre non plus.
Tous ses classiques y sont passés : Waves, Be Alright, I Hate That It’s True, Half a Man… Toute la force de ses textes a été magnifiée par l’impeccable prestation des musiciens se tenant fièrement à ses côtés. D’un côté, Alex Bennison, guitare principale débordante d’énergie, qui n’attend qu’une occasion pour être placé sous les feux des projecteurs le temps d’une blague. De l’autre, Luke Davis, batteur serein, maîtrisant à la perfection les rythmes les plus subtils. Et au centre, Jenny McCullagh, véritable personnification de la douceur.
Elle est d’ailleurs, sans conteste, la deuxième star de ce concert. Elle a brillamment rejoint l’interprète australien pour chanter The Last Bit Of Us. Sa voix m’a tout simplement transportée. Originellement dissimulée derrière son synthétiseur, elle s’est ensuite avancée sur le devant de la scène, violon à la main. Sa présence s’impose par la délicatesse de ses mouvements et la bienveillance de son regard. C’est dès les premières notes chantées que je n’ai plus pu détourner les yeux d’elle. J’ai été transportée par la profondeur de sa voix, qui se mariait à la perfection avec celle de Dean Lewis. La salle lui a rendu un tonnerre d’applaudissements amplement mérité.
La soirée a également été l’occasion de découvrir les titres de son nouvel album, dans lesquels il raconte, avec toujours autant de sensibilité, ses expériences personnelles. Fidèle à lui-même, les textes de I’m Getting Well, Enjoy It While It Lasts et Seconds Before the Sunrise appellent à garder espoir. Leurs rythmes invitent à sourire et invoquent cette force intérieure qui ne demande qu’à s’exprimer.
Assister à un concert de Dean Lewis, c’est accepter de vivre un moment où ses émotions les plus profondes sont partagées avec des inconnus. L’apothéose de cette synergie s’est concrétisée lors de l’interprétation de How Do I Say Goodbye, moment durant lequel il était difficile de discerner le moindre regard sec dans la salle.
La plus grande frustration de la soirée est survenue lorsque la dernière note a retenti et qu’il a fallu dire au revoir. Un au revoir non seulement à un artiste exceptionnel, mais surtout à un homme qui, bien qu’il ne nous connaisse pas, semble comprendre toutes les fissures qui composent nos âmes. Finalement, ce concert fut une parenthèse pour panser nos blessures et se rappeler que, comme le chante si bien Dean Lewis, « everything’s gonna be alright ».
En quittant la Place Bell, une certitude demeurait : Dean Lewis ne se contente pas de livrer un concert, il offre un espace où les émotions peuvent exister librement. Le temps d’une soirée, la musique devient un refuge, un langage commun, et chaque note résonne comme un rappel bienveillant que la vulnérabilité est une force. Plus qu’un spectacle, The Epilogue s’impose comme une expérience profondément humaine, qui continue de vibrer bien après que les lumières se soient rallumées.
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