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Jusqu'au 18 avril, le Théâtre Denise-Pelletier présente une pièce de Steve Gagnon et de Frédéric Bélanger, qui ont remanié à leur façon la pièce originale « Le Songe d'une nuit d'été » de William Shakespeare. La mise en scène, signée Frédéric Bélanger, se situe dans notre époque moderne et n'a rien gardé de celle où elle a été créée, en 1594. Il en ressort, à mon avis, une tout autre pièce...
Dans la partie gauche de la scène, le mot « DREAM », écrit en très grosses lettres illuminées à la manière des années 1950-1960 et montées sur une structure métallique, forme l'essentiel du décor. A droite, de vrais troncs d'arbres viennent s'ajouter aux pans de murs représentant des arbres, illustrant ainsi la forêt enchantée imaginée par Shakespeare.
Avant le lever du rideau, trois comédiens « ouvreurs », se disant non-professionnels, viennent animer la salle, faire des farces et nous aviser que, par manque de budget, ils devront remplir plusieurs rôles. L'atmosphère est bon enfant, étayée de pitreries aux allures souvent burlesques. Certains mots de la langue vernaculaire québécoise, tels « Ta yeule », viennent rapidement nous situer quant au lieu et à l'époque où la pièce a été campée, et nous indiquent également à quel public-cible elle s'adresse : les adolescents. Cette mise en bouche semble, d'après les rires, avoir trouvé son public...
Rappelons-le, la pièce originale de Shakespeare est extrêmement complexe, comprenant plusieurs personnages et intrigues amoureuses. Et, surtout, elle introduit mise en abîme sur mise en abîme tout au long des cinq actes. Comme le propos et l'action se situent au XVIe siècle, à Athènes, il y est question du Duc d'Athènes, Thésée, et de sa fiancée Hippolyte qu'il doit marier dans quelques jours. Il y est aussi bien sûr question des mariages arrangés – qui ne font souvent pas l'affaire des jeunes – , d'où les multiples chassés-croisés amoureux formant la matière brute de la pièce. En résumé, Égée est le père d' Hermia, qui a deux soupirants: Lysandre et Démétrius. Égée explique au Duc que sa fille refuse d'épouser Démétrius – qu'il a pourtant choisi pour elle – car cette dernière aime Lysandre. Dans le dialogue original, Shakespeare critique avec une ironie habile les mariages arrangés.

Avant-plan : Karine Gonthier-Hyndman, Steve Gagnon ; arrière-plan : Adrien Bletton, Olivia Palacci, Jean-Philippe Perras
Crédit photo: Gunther Gamper
On retrouve, dans cette pièce fantastique et onirique, deux couples d'amoureux; voici un résumé de l'histoire : par une nuit d'été, dans une forêt enchantée, Puck va verser un filtre d'amour à Lysandre et à son amoureuse, Hermia. Ils sont poursuivis par Démétrius, qui est amoureux d'Hermia, et par Héléna, qui est amoureuse de Démétrius. Le quiproquo s'installe lorsque, à son réveil, la potion magique faisant effet, Lysandre tombe amoureux d'Héléna. Le même filtre d'amour est donné à Titiana. Sous l'effet de ces deux filtres d'amour, qui ont pour effet d'intervertir les amoureux, s'installe alors une série de quiproquos, de poursuites, d'espiègleries, dans une ambiance festive et un rythme léger. Shakespeare a ainsi voulu créer un conte lumineux où les songes de la nuit permettent toutes les digressions et les fantaisies, par opposition aux devoirs et à la réalité du jour. Il a également voulu traiter, à travers cette comédie fantastique, de la sincérité, du désir et de la fidélité dans l'amour.
On peut voir, dans cette version, la complexité et l'étendue de la pièce originale. Les auteurs et le metteur en scène de cette présente pièce ont dû faire, bien sûr, d'énormes raccourcis afin de pouvoir la présenter en 1 h 45. Cela a eu une incidence sur la compréhension de l'œuvre et de ses tenants et aboutissants. Comme le dit lui-même Steve Gagnon : « Je n'ai rien gardé d'intégral, j'ai voulu tout réécrire pour que, bien que l'univers lui appartienne toujours, la langue, elle, soit la mienne. Je suis entré dans le travail d'adaptation avec cette même jouissance à désobéir à Shakespeare, à l'amener danser ailleurs, à mélanger son histoire. »

Maude Guérin, Jean-Philippe Perras
Crédit photo: Gunther Gamper
En ce sens, c'est un pari réussi. Personnellement, je n'ai plus trouvé aucune ressemblance avec Shakespeare : ni dans son raffinement, ni dans la dentelle de ses dialogues ou dans l'ampleur de ses scènes, ni dans l'époque, ni dans l'esprit même de Shakespeare. Ici, l'intention des personnages est exprimée de la façon la plus brute et succincte qui soit. Par exemple, pour exprimer l'amour obsessif d'Héléna pour Démétrius, elle s'accroche physiquement sur son dos en permanence.
Cette pièce, où le burlesque s'entremêle aux nombreux éléments fantaisistes, a quand même fait le bonheur de nombreux spectateurs, qui y ont trouvé leur compte et ont ri abondamment. Pour en savoir plus et vous procurer vos billets, cliquez ici.
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