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Mardi soir, le 23 avril, à la Salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal, le Trio Fibonacci m’a incité à m’abandonner sans retenue à deux de mes plaisirs coupables les plus irrépressibles. En effet, de un, je n’ai pas pu résister à l’envie de profiter, encore une fois, de son indéfectible maestria du répertoire classique, et de deux, de me laisser transporter par d’envoûtantes musiques d’opéras célèbres.
Je tiens pour responsable le trio de renommée mondiale, formé de la violoniste Julie-Anne Derome, du violoncelliste Gabriel Prynn et du pianiste Steven Massicotte, de m’avoir fait céder à la tentation… de passer une excellente soirée en sa compagnie. J’adore l’opéra en général et le Trio Fibonacci en particulier; j’étais donc déjà gagné d’avance et je l’admets d’emblée.
Chacune des 9 pièces au programme durait environ dix minutes et consistait majoritairement en une experte et judicieuse juxtaposition d’arias célèbres tirés de différents opéras et adaptés en 1875 par Renaud de Vilbac, dans le cas de 5 de ces œuvres, ou par Alfred Moffat en 1920, pour 2 d’entre elles, et finalement par Alfred Pringsheim en 1877, et Hubert Mouton en 1909, pour les deux dernières.
En première partie, et dans l’ordre qu’elles ont été jouées, les œuvres en vedettes ont été « L’ouverture » du Barbier de Séville de Gioachino Rossini, La Flûte enchantée de Wolfgang Amadeus Mozart, Norma de Vincenzo Bellini, le « Prélude » de Tristan et Isolde et le « Preislied de Walther » des Maîtres chanteurs de Nuremberg de Richard Wagner.
En deuxième partie, une salle des plus attentives et appréciatives a continué d’être subjuguée par Don Giovanni de Mozart, le « Mazurka russe » de Une vie pour le tsar de Mikhaïl Glinka, Pelléas et Mélisande de Claude Debussy, et L'elisir d'amore de Gaetano Donizetti, que l’ensemble a d’ailleurs en partie répété en guise de rappel.
J’avoue candidement et très franchement que les grandes fresques musicales abstraites de Richard Wagner, même en versions condensées, ne me font pas tant planer que bâiller, même si j’en reconnais bien volontiers le côté génial. Cette opinion toute personnelle n’engage que moi, bien entendu. Durant ce concert, ce n’est donc pas sur les musiques de Wagner que mon imaginaire s’est envolé, mais plutôt sur celles de Rossini, Mozart, Bellini et Donizetti qui sont puissamment évocatrices, truffées de lyrisme et de sentimentalité, et débordantes d’arias accrocheurs voire racoleurs, générateurs de vers d’oreille.
Durant ce récital, où le piano tenait lieu d’orchestre, les cordes se sont faites particulièrement éloquentes et émouvantes. Tour à tour, elles se sont habilement et merveilleusement substituées à la voix, cette grande absente de la soirée, grâce à l’incontestable virtuosité et au doigté magique d’une violoniste et d’un violoncelliste émérites. N’y a-t-il donc pas quelque chose dont ce trio survolté n’est pas capable? Selon moi, il est tout simplement incapable de ne pas être égal à lui-même, c'est-à-dire excellent. Du Trio Fibonacci on s’attend à l’excellence et… il la livre.
Ce répertoire choisi, présenté dans des adaptations finement ciselées, interprété par des musiciens hors pair et dont je ne cesserai jamais de vanter les mérites, a su séduire une salle bien garnie qui aurait toutefois dû être pleine à craquer. Les quelques sièges vides auront tout de même servi à réfléchir, en direction de la scène, le son de nos très chaleureux applaudissements lors d’une ovation finale debout grandement méritée.
Vous pouvez suivre les activités du Trio Fibonacci en fréquentant sa page Facebook et en visitant son site internet ici pour consulter le calendrier de ses prochains spectacles et pour réserver vos billets.
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