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Lorsque j’ai su qu’Émile Bilodeau serait de passage au Lion d’Or le premier février de cette nouvelle année pour présenter « Rites De Passage », je ne sais pas si c’est la curiosité ou simplement mon instinct qui m’ont poussée à vouloir assister à tout prix à la représentation, peut-être un peu des deux… J’avais d’abord entendu parler d’Émile à travers une amie fan (oui, une de ses plus que nombreux). Puis, je m’étais vue creuser ci et là son joli répertoire. Force m’est d’admettre, pourtant, que je n’arrivais pas à mettre complètement le doigt sur la « Émile Bil folie », véritable tisonnier qui semble avoir déjà mis le feu à toute une forêt.
Me voilà donc au Lion d’Or en ce frisquet mercredi. Je mesure ma chance, la salle ayant affiché complet plusieurs semaines auparavant. À 19h, soit à l’ouverture des portes, bon nombre de fans bien déterminés montrent déjà le bout de leur nez, probablement pour s’assurer des places debout devant la scène. Du haut de mes trente ans bien sonnés, mes jambes paresseuses et moi décidons d’opter pour le balcon, qui offre quelques places assises. Une belle troupe de jeunes gens continuent à s’accumuler pour la première partie d’Émile, Zen Bamboo. Le quatuor pour le moins dynamique nous accueille avec une performance « pas piqué des vers », n’ayant pas peur de parfois crier, mâcher du chocolat, déployant prouesses et folies sur scène, au plaisir de la foule qui s’échauffe à mesure que défile ce spectacle pour le moins intense. Non sans un petit clin d’oeil rebelle mais charmant, le groupe rock tire par moment des influences « punk » et « hard ». Zen Bamboo n’a pas peur de tout donner ce soir-là. Les membres sont apparemment très fiers et heureux de faire la première partie de Bilodeau qu’ils admirent, semble-t-il, scandant le nom de ce dernier à plusieurs reprises.
Authentique Émile
C’est un Lion d’Or plein à craquer qui accueille le jeune chansonnier à grands cris d’amour. J’ai d’abord été saisie par l’intensité de cet amour fougueux, pur, qui s’est révélé aussitôt contagieux. Émile n’avait pas encore entamé son premier titre qu’une chorale de fortune l’accompagnait déjà, laquelle ne lui a jamais fait fausse route par ailleurs, pas même l’instant d’une parole. L'artiste est accompagné de solides musiciens enthousiastes, et une complicité palpable installe un climat bien groundé sur scène. Chacun prend sa place avec goût, conviction et simplicité. Des arrangements qui vont de « folk » à « folk rock », efficaces et sobres, laissent toute la place à la grande beauté des textes que nos oreilles boivent avec de plus en plus d’avidité et de plaisir. Émile nous invite dès la première chanson dans un univers bien à lui, invitation que je m’empresse d’accepter. Je me surprends plusieurs fois, même, un sourire aux lèvres, ou à étouffer de petits rires de surprise et d’amusement. Plus les chansons avancent, plus je suis stupéfiée par l’authenticité du jeune artiste que j’ai sous les yeux. Que ce soit à travers ses mots, sa voix, sa guitare ou son langage corporel, Émile Bilodeau ne cherche pas à personnifier quelqu’un. Il est Émile Bilodeau, tout simplement.
Hanté par l’école et les filles
C’est avec humilité, candeur et humour qu’il nous parle tantôt et souvent de l’école et des filles, domaines dans lesquels on comprend rapidement qu’il semble avoir peu de succès. Bien que ces sujets récurrents semblent torturer notre poète prodige, l’auteur et sa plume unique nous réservent aussi quelques surprises, notamment avec les chansons « America », dans laquelle il prend un ton plus politique, et « Quand Les Nuages Seront Partis », magnifique pièce qui a tôt fait de m’arracher quelques larmes, abordant le sujet délicat de la mort sous l’angle de l’acceptation, soit un genre de traité de paix. Un peu après le milieu du spectacle, ses précieux complices de scène se retirent un moment pour nous laisser seuls avec l’artiste. C’est alors qu’on l’entendra, notamment, nous offrir une version de « La game de hockey » qu’il interprète à la guitare et à l’harmonica, ainsi que quelques autres titres, tous apparemment très bien connus du public dont la participation a encore doublé en volume et en intensité. L’univers de l’artiste est stable, défini. Qu’il soit seul ou accompagné, on reste captivés par le personnage singulier et attachant. Nous sommes tout de même charmés de voir ses précieux accompagnateurs revenir sur scène pour entamer les derniers titres. Le spectacle est de plus en plus prenant, et dévoile même des petits airs de « rock ». Le quatuor s’éclate sur scène. C’est la fête… jusqu’à la fin. Émile Bilodeau sera généreux en répondant aux nombreux rappels.
On retiendra donc d’Émile Bilodeau qu’il est un artiste investi, authentique et brillant. Ce soir, il m’a définitivement séduite. Je ne peux pas dire de même de la foule… car il l’avait déjà conquise. Longue vie, Émile Bil!
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