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Qu’est-ce qui différencie le bien du mal ? Cette sempiternelle question ne cesse de nous diviser, comme le montre le cinquième roman publié chez Stanké du journaliste et écrivain Hugo Meunier : Les méchants meurent toujours à la fin. D’une pandémie s’attaquant aux « méchants » au pape sur les plaines d’Abraham, en passant par le zoo de Granby et le village de Bicolline, avec une courte escale dans l'Italie de 1347, le lecteur est entraîné dans une histoire apocalyptique et déjantée, où les rebondissements sont aussi saugrenus qu’inattendus.
Dans ce récit, l’auteur pointe sans retenue le ridicule de notre époque, s’attaquant à l’humanité dans ses bons et surtout dans ses pires agissements. Les méchants meurent toujours à la fin est un roman sans frontières, autant dans sa géographie et sa temporalité que dans son écriture.
Entre la mystérieuse maladie qui foudroie sans prévenir et son autre souche, moins fulgurante, qui laisse une semaine après l’apparition des symptômes pour se faire pardonner (et survivre!), l’humanité est prise au dépourvu dans ses propres déboires. Cette dernière est forcée à l’introspection pour déterminer si elle a fait quelque chose de « mal » dans sa vie. Mais comment déterminer une telle chose ? Puisque ce qui peut être un bien pour les uns, est un mal pour les autres.
Adam, initialement retenu à Berlin, est parmi ceux dont la toux se réveille. Qu'à cela ne tienne, il tente par tous les moyens, en compagnie d’un certain réalisateur québécois nommé Xavier, de rejoindre sa femme Laurie et ses deux enfants, Edmond et Romane, qui habitent Montréal.
Au fil des pages, le lecteur est transporté dans divers lieux du monde. Québec, Mexique, États-Unis, Afghanistan, Allemagne ou encore Suisse s’intercalent dans l’histoire, qui parvient malgré tout à maintenir un fil conducteur, y compris pendant une courte escapade dans le royaume de Sicile de 1347, considéré comme l’un des berceaux de la peste.
Hugo Meunier crée des ponts insoupçonnés entre le réel et l’imaginaire, alors que les personnages s’engagent dans une épopée épique au cœur d’une pandémie dévastatrice. Bon nombre de références actuelles issues de la culture populaire ou de la politique se glissent fréquemment aux côtés de personnages réels et fictionnalisés, voire caricaturés, allant de chefs d’État au pape, en passant par des résistants comptant parmi eux certaines « célébrités » du Québec moderne, sans oublier un certain Elon.
Les phrases sarcastiques et les blagues ponctuent le récit et viennent décrocher des sourires et des rires au fil des pages grâce à leur côté ridicule et à leur décalage avec la gravité de la situation, même si cela a tendance à s’essouffler et à s’alourdir vers la fin. L’écriture, légère, vient tout de même poser en toile de fond des questions sans fin, qui restent tout aussi pertinentes dans notre société actuelle.
Les méchants meurent toujours à la fin est un livre complètement décalé, saugrenu, déjanté et, pourrait-on dire, carrément fou. Mais c’est surtout ce qui rend la lecture attrayante, voire très prenante, puisqu’on ne sait jamais où l’histoire va nous emmener.
Le bien va-t-il triompher du mal ? Les protagonistes principaux parviendront-ils à se frayer un chemin vers la fin des pages tout en restant en vie ? Quelle est l’origine de cette pandémie à la contamination manichéenne ? Comment la combattre ? La fin justifie-t-elle les moyens ?
Un roman à mettre dans sa pile à lire, qui assure de passer un drôle de moment et dont la fin vous surprendra à bien des égards. Mieux vaut toutefois avoir de bonnes références de l’actualité afin de saisir pleinement les nombreuses allusions présentes assez fréquemment dans le livre.
Les méchants meurent toujours à la fin d'Hugo Meunier est disponible aux Éditions Stanké.
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