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La semaine de relâche est le moment idéal pour s'enfermer confortablement dans une salle obscure et découvrir l'offre cinématographique qui est particulièrement riche, oscillant entre animation poétique et comédie débridée.
Pour vous guider, j'ai passé ces œuvres au peigne fin avec l'aide de deux « expertes » de première ligne : Julia, tout juste 5 ans, et Lysandre, 5 ans et demi. Leurs réactions vous aideront certainement à orienter vos choix.
Dans Les contes du pommier, une coproduction européenne (France, Slovaquie, Slovénie et République tchèque), on découvre une esthétique artisanale fascinante. Je ne croyais pas au départ être captivée par la richesse de cette animation image par image (stop-motion).
C’est l’histoire de Suzanne, 8 ans, qui s’improvise conteuse chez son grand-père pour combler le silence laissé par le décès de sa grand-mère. Pour lancer ses récits, elle reprend le rituel de son aïeule : elle demande à son auditoire de choisir trois objets — pas un de plus, pas un de moins — qu'elle dépose symboliquement dans le grand chapeau de la défunte, qu’elle ajuste sur sa tête pour faire jaillir l'imaginaire. Trois contes de l'Europe centrale sortent ainsi de son imaginaire : Les orphelins (République tchèque), Les vieux trognons de pommes (Slovaquie), Le journal de la veille (Slovénie).
C'est une œuvre d'une grande douceur qui utilise ces contes pour apprivoiser le deuil. Bien que les thématiques puissent sembler sombres, les morales des trois histoires sont lumineuses. Le film offre d'ailleurs un « léger frisson » — juste ce qu'il faut pour se faire peur en toute sécurité — tout en restant profondément rassurant.
Le talent québécois brille avec Lydia et le vaisseau des tempêtes, produit par le studio 10e Ave.
Lydia, 11 ans, vit chez sa grand-mère depuis la disparition mystérieuse de ses parents sur une mer de brume (que la météorologue que je suis a trouvé très inventif et joli!). Elle nourrit le rêve secret de devenir astromagicienne, tout comme l'était sa mère. Son destin bascule lorsqu'une violente tempête de brume s'abat sur son village et enlève son grand frère Thaddeus. N'écoutant que son courage, elle embarque sur le navire volant Le Dauphin et devient l’apprentie de la magicienne Ambrosia. Ensemble, elles devront naviguer sur la périlleuse Mer de Brume pour arracher Thaddeus des griffes du redoutable Envoûteur.
Julia a tellement adoré cet univers magique qu'elle veut le revoir encore et encore. Un petit avertissement aux parents : attendez-vous à ce que vos enfants réclament une flûte après la séance !
De son côté, la petite Lysandre, très sensible au thème des parents disparus, a versé quelques larmes mais a tout de même voulu le revoir le lendemain!
L'histoire comporte une dose adéquate de suspense qui, bien que traitée avec retenue, pourrait angoisser les enfants les plus vulnérables. C’est une aventure enlevante avec un univers visuel fort, même si l’animation est plus sobre que celle des grands studios américains.
La proposition la plus audacieuse nous vient du Montréalais Eric San, alias Kid Koala. Avec Space Cadet – L’odyssée de Céleste, cet artiste multidisciplinaire (DJ, bédéiste et compositeur) adapte son propre roman graphique dans un film d’animation sans dialogues.
C’est une fable onirique sur la mémoire entre une astronaute et le robot qui l'a élevée. On y découvre que Céleste marche littéralement dans les traces de sa mère, Stella, elle aussi exploratrice des galaxies. Cette transmission mère-fille, au cœur du récit, a poussé la fillette qu’elle était à quitter le nid et à affronter l'inconnu.
L'expérience avec Lysandre a été révélatrice : initialement peu intéressée par l'absence de paroles et ayant adoré Lydia et le vaisseau des tempêtes, elle a finalement été captivée par la musique et l'attachement aux personnages, au point d'en faire son film numéro 1.
Le film joue magnifiquement sur le contraste des souvenirs : alors que Robot, vieillissant, doit en effacer certains pour libérer de la mémoire, Céleste s'y raccroche éperdument. Dans les moments de grand danger, ce sont ces souvenirs tendres qui « éclairent » littéralement son chemin dans l'obscurité du cosmos. L’enfant pourra aussi comprendre que la désuétude peut mener au renouveau.
Cette œuvre prouve qu’on n'a pas toujours besoin de crier pour captiver ; parfois, il vaut mieux chuchoter.
Enfin, pour ceux qui ont besoin de décompresser, le film français Marsupilami de Philippe Lacheau est tout indiqué. C’est du pur divertissement dans la lignée des classiques de Louis de Funès.
Pour sauver son emploi, David accepte de rapporter un colis mystérieux d’Amérique du Sud. Il se retrouve coincé sur une croisière avec son ex Tess, leur fiston Léo et son collègue Stéphane, gaffeur invétéré. Quand Stéphane ouvre par mégarde le colis, un adorable bébé Marsupilami surgit, transformant le bateau en un terrain de jeu chaotique. S'ensuit une avalanche de gags et de poursuites acrobatiques utilisant la queue légendaire de la créature.
J'ai particulièrement apprécié l'humour à deux niveaux : les enfants rient des gags physiques tandis que les adultes savourent les clins d'œil plus subtils. Julia et Lysandre étaient aux anges dès que la petite créature apparaissait à l'écran; mais 5 ans est peut-être un peu jeune pour apprécier le film pleinement…
Pour vous aider dans votre sélection finale, consultez mon tableau comparatif. Bonne relâche cinématographique !

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