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Présenté dans le cadre des Rendez-vous Québec Cinéma, Best Boy, troisième long métrage de Jesse Noah Klein, propose un huis clos familial en pleine forêt québécoise où tout repose sur des tensions invisibles, mais constantes. Le film suit une fratrie et leur mère réunies dans une maison isolée, peu de temps après le décès du père. Très vite, on comprend que chaque personnage semble enfermé dans un rôle précis. Ce qui est montré est moins une histoire qu’un système familial qui se rejoue sans arrêt.
Dès le début, le film installe une ambiance lourde. Il n’y a pas de grands événements, mais une tension permanente qui vient des silences, des regards et des gestes. La mise en scène est très proche des personnages. On a parfois l’impression d’être en position d’observateur, comme si on était témoin direct de ce qui se joue. Ça renforce le malaise, mais aussi l’impression de réalisme. La musique accentue ce côté anxiogène, sans jamais en faire trop.

Le film repose beaucoup sur ses personnages et leur dynamique. L’aîné est dans une posture de contrôle; il a repris le business familial et impose une forme d’autorité parfois agressive. La sœur, qui a quitté la maison plus jeune, revient avec un passé qu’elle n’a jamais vraiment réglé. Le benjamin, lui, n’est jamais parti. Il est resté dans la maison, comme bloqué dans cette structure familiale. La mère est plus en retrait, avec une manière d’exprimer l’affection très minimale, presque froide en apparence. Ce qui ressort, c’est que personne n’est vraiment libre dans cette famille. Chacun est coincé dans une place.
Le film fonctionne sur ce qui n’est pas dit. Les dialogues sont peu nombreux, mais chaque prise de parole semble placée au bon moment. Ils ne servent pas à résoudre les tensions, mais à les faire ressortir autrement. Et même dans le silence, la tension reste active, elle ne disparaît jamais vraiment et se fait sentir en permanence côté spectateur.

On sent aussi l’absence du père, non présent mais toujours influent dans la dynamique entre les personnages. Le titre Best Boy prend son sens dans cette idée implicite de compétition entre les enfants. Le film joue là-dessus sans jamais le rendre explicite de façon frontale. Il laisse plutôt le spectateur comprendre que chaque personnage essaie, consciemment ou non, d’occuper une place valorisée dans ce système familial.
La mise en scène est maîtrisée et cohérente avec le propos. Le choix du huis clos en forêt renforce le sentiment d’isolement. L’environnement devient presque oppressant à force d’être fermé sur lui-même. On sent que les personnages n’ont pas vraiment d’échappatoire.

Cette froideur peut aussi créer une certaine distance. Le film garde ses émotions sous contrôle en permanence, ce qui fonctionne pour la tension, tout en laissant une vraie place à l’attachement aux personnages, qui sont bien construits et rapidement compréhensibles dans leurs dynamiques. Par moments, cette approche peut rappeler le cinéma de Yorgos Lanthimos, dans cette manière de créer du malaise à partir de situations simples et très contrôlées.
Best Boy est un film solide dans sa construction et dans ses intentions. Il pose des bonnes bases sur les dynamiques familiales et la manière dont elles enferment les individus. Le film reste très cohérent du début à la fin, dans sa manière de construire la tension et d’observer les personnages. Tout est contenu, dans une logique de retenue qui correspond à son sujet. On ressort avec une impression de justesse et de malaise, portée surtout par la précision des situations et des relations entre les personnages. Le film laisse surtout une trace dans sa manière de faire ressentir les choses plutôt que de les expliquer.
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