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La comédie-dramatique Pauvre Georges! est la dernière réalisation de la cinéaste Claire Devers qui affiche tout juste les grands-écrans du Québec, ce vendredi 30 août. Avec une production unissant le cinéma français et québécois, le long-métrage plonge le spectateur dans un perpétuel climat d’angoisse.
Quand Georges Morin (Grégory Gadebois) quitte la France pour enseigner le français à Montréal et s’établir paisiblement en campagne avec sa femme Emma (Monia Chokri), il ne se doute pas que la suite des choses ne serait qu’une série de désillusions se superposant. Il ne s’imagine pas qu’en tendant la main à Zack (Noah Parker), qui lui apparaît comme un adolescent en détresse, il n’allait que mettre en marche un train déraillé.
Techniquement, Pauvre Georges! est décrit comme étant une comédie-dramatique et on peut le deviner simplement par son titre qui laisse supposer un certain sarcasme. Or le climat de peur et de tension présent tout au long du film donne davantage l’impression d’un drame psychologique. Dès les premières minutes de la projection, on ressent l’inconfort et l’angoisse du protagoniste et cela ne fait que se compliquer. Le sentiment d’inquiétude se ficelle tranquillement à mesure où on rencontre les autres personnages, tous aussi perturbés et mystérieux à leur manière. D’ailleurs, si ceux-ci sont déjà particulièrement énigmatiques au départ, ils ne font qu'enflammer les questionnements dans l'esprit des spectateurs au fil du récit.
Il faut aussi souligner le souci impeccable du détail qui permet de créer cette complexe ambiance d'inquiétude qui se réfère presque à celle d’un labyrinthe sans issue. En plus des lieux particulièrement confus, comme la maison du protagoniste et celles de son voisinage, Pauvre Georges! abonde de non verbal, de subtilités et de sous-entendus à tel point qu’il donne envie de le visionner une seconde fois afin d’aiguiser notre sens de l’observation. En outre, la fin, qui elle-même est ouverte, renforce cette envie en germant davantage d'interrogations qu'elle ne donne de réponse.

Le film, qui met en valeur les paysages tant urbains que ruraux du Québec, est un impressionnant et juste amalgame avec la France. Avec l’acteur français Grégory Gadebois qui offre une magnifique interprétation comme rôle principal, et Pascale Arbillot qui interprète sa soeur, ils sont loin de mettre à l’ombre les artistes québécois qui les accompagnent. Bien sûr, Monia Chokri y occupe une place de choix et demeure incorruptible grâce au personnage complexe et sensible qui lui est attribué. On peut aussi se réjouir de l’apparition de plusieurs autres acteurs primés du public québécois tels que Mylène Mackay, Sébastien Ricard, Élise Guilbault et Patrice Robitaille qui ont tous su se montrer à la hauteur du talent qu’on leur décerne.
Pauvre Georges! risque de déplaire à ceux qui aiment que les faits soient clairs et que les questions soient répondues. Cependant, ceux qui sont fascinés par la complexité de l’homme seront servis. Puis si ce n’est que pour sa remarquable distribution, le film mérite définitivement un arrêt au cinéma dans les jours à venir.
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