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Le dernier film d'Elia Suleiman C'est ça le paradis? (It Must Be Heaven) sortait il y a déjà une dizaine de jours en numérique et sortira bientôt au cinéma, sa sortie originale supposée se faire en mars dernier ayant été repoussée. Le film, lauréat à Cannes pour plusieurs glorieuses catégories, met en vedette Elia Suleiman qui interprète son propre rôle en quittant la Palestine pour voyager à Paris et à New York, avant de revenir - étrangement peu dépaysé - vers son pays natal.
Prouesse scénaristique impressionnante; notre personnage principal n'émet que quelques courtes phrases tout au long du film. En fait, peu de répliques sont échangées, lui donnant plutôt des airs de film burlesque, reposant sur des gags visuels, voire théâtraux. Plusieurs effets de symétrie et une composition d'image très minutieuse en font un film au visuel hautement satisfaisant. Liant habilement fond et forme, Suleiman nous permet de nous mettre dans la peau de son personnage, plus axé sur le fait d'être témoin de son environnement que de diriger l'action comme c'est traditionnellement le rôle d'un protagoniste. L'effet comique n'en est que renforcé, une certaine ironie se dégage de ce personnage passif autour duquel gravitent des personnages étranges et des situations absurdes.
Toutefois, ce mutisme obsédant doublé de passivité peut décontenancer, car si l'intrigue n'est ni dirigée par le dialogue, ni par l'action, alors par quoi? Une certaine opacité dans son interprétation pourrait en rebuter certains. Certains détails m'ont fait tiquer, et je n'ai que des suppositions pour me les expliquer. Je vois ce genre de film comme un défi, et je vous invite à faire de même; si le sens d'un film ne vous saute pas aux yeux, prenez plaisir à vous questionner et à y réfléchir. Il est rare que le cinéma nous mette ainsi au défi, et bien souvent, plus le sens d'une oeuvre est difficile à identifier, plus elle est riche, car il n'y a pas de réponse absolue.
Si interpréter n'est pas votre tasse de thé, sachez que malgré le thème (la paix et la Palestine), le film est somme toute très léger et d'un humour plutôt simple et universel. Même s'il est un peu opaque sur les bords, le film est loin d'être inaccessible. Au contraire, il est rassembleur, et c'est probablement la raison pour laquelle il gravite autour d'un sentiment drôlement familier d'absurdité des sociétés , alors que Elia traverse des centaines de milliers de kilomètres pour toujours avoir une impression de déjà vue...
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