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Road movie et film initiatique. Voilà deux genres qui sont abondamment exploités par les réalisateurs et les scénaristes. Lorsqu’un cinéaste se lance dans ce type de film, il doit avoir une intention artistique claire afin de ne pas tomber dans la redite ou la facilité. Heureusement, le American Honey d’Andrea Arnold est une lumineuse combinaison des deux genres.
Après être passé par le Festival de Cannes, le Festival international du film de Toronto et le Festival du nouveau cinéma, American Honey débarque sur les écrans québécois suivi d’une rumeur favorable et d’un Prix du Jury obtenu sur la Croisette. American Honey, c’est Star (Sasha Lane), une jeune femme de l’Oklahoma dont les parents négligeants la laisse élever son frère et sa sœur. Dépassée par le calvaire dans lequel elle se trouve, Star fait la rencontre du magnétique Jake (Shia LaBeouf) qui lui propose de prendre la route en lui garantissant un emploi rémunérateur. Elle se retrouve en direction de Kansas City parmi un groupe de jeunes gens vendant des abonnements à des magazines. La petite entreprise itinérante est dirigée par Krystal (Riley Keough), une patronne inquiétante qui impose le respect. Si, au premier abord, la vie au sein de ce groupe de marginaux séduit Star, elle réalisera bientôt les côtés sombres de cette existence bohème.
Pour la première fois en quatre longs-métrages, Andrea Arnold ne campe pas l’action de son récit dans son Royaume-Uni natal, mais plutôt aux États-Unis. Cependant, elle pose à nouveau sa caméra sur une femme issue d’un milieu défavorisé. Après une gardienne de complexe d’habitation solitaire dans Red Road, une adolescente attirée par le copain de sa mère dans Fish Tank et Catherine, l’héroïne des Hauts de Hurlevent, d’Emily Brontë, Andrea Arnold filme maintenant l’histoire d’une jeune femme en quête d’une vie meilleure.
La réalisatrice britannique est une grande directrice d’acteurs. Pour American Honey, elle a choisi une distribution presque entièrement composée de jeunes gens n’ayant aucune expérience de jeu. Pourtant, l’idée fonctionne. Elle dirige si bien ses acteurs que, par moment, son film semble devenir un docu-fiction. Ce groupe d’acteurs non professionnels possède un naturel désarmant devant la caméra, à commencer par l’actrice principale, Sasha Lane. Elle offre une interprétation nuancée de Star sans tomber dans les clichés de la jeune fille en fuite. Pour sa part, Shia LaBeouf insuffle une intensité qui rend tout à fait crédible son Jake. Visuellement, American Honey est un film lumineux. La photographie de Robbie Ryan magnifie les banlieues américaines et exacerbe les moments de bonheur vécu par Star. Les images donnent au récit une atmosphère solaire soulignant le plaisir avec lequel Star goûte à une liberté nouvelle.
American Honey, c’est un voyage initiatique, une quête de l’émancipation, mais aussi un questionnement sur l’identité. En embarquant dans une camionnette blanche peuplée de jeunes écorchés par la vie, Star fuit sa propre existence misérable. Elle ne sait pas où elle va, elle ne sait pas ce qu’elle cherche et elle ne sait pas ce qu’elle veut. La seule chose dont elle est certaine c’est qu’elle veut fuir sa vie d’avant. Lorsqu’un conducteur de camion lui demande si elle a un rêve, Star ne sait pas quoi répondre puisque personne ne lui a jamais posé cette question. Encore gamine, Star comprendra que fuir la misère peut être une solution temporaire, mais, tôt au tard, il faut se questionner sur la direction à emprunter pour poursuivre son chemin.
American Honey est à l'affiche dès le 14 octobre.
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